19/10/2012
Dans le cadre du salon des Etudes supérieures, 40 institutions issues du secteur privé essayent de convaincre les jeunes en quête d’avenir. Les jeunes non admis dans les universités publiques des ex-provinces, ne bénéficient pas de salons comme celui-ci pour des orientations en études supérieures. La majorité des universités privées n’envisagent pas pour l’instant de s’y implanter, faute de rentabilité. Il semble qu’à chaque fois qu’un salon des études supérieures est organisé, de nouvelles universités qui font leur apparition, dont IS2M ou Institut Supérieur des Métiers de
Madagascar qui n’a que 2 années d’existence.Lorsque des questions sur des projets d’extension en provinces ou régions leur sont posées, on a l’impression que les responsables de ces établissements n’envisagent pas encore de s’y installer. Les raisons en sont diverses. Dans le cadre du salon des Etudes supérieurs qui se déroulent au Gymnase couvert d’Ankorondrano, parmi les 40 de ces universités privées participant à ce salon seulement 9 ont des branches dans les régions et provinces. Selon un participant au salon, « le coût d’installation est très élevé, raison pour laquelle notre établissement n’envisage pas de mettre des succursales dans les provinces. On a peur d’une éventuelle dégradation du niveau d’enseignement. Au sein de notre établissement, nous avons 125 enseignants et il n’est pas sûr si ces enseignants acceptent d’être mobilisés pour assurer les formations. C’est juste par précaution pour maintenir le niveau d’éduction et d’estime de l’université ». La lutte pour les clients est âpre car pour ces universités présentes au salon, il est difficile d’avoir suffisamment de clients, c'est-à-dire d’étudiants vu le faible pouvoir d’achat des Malgaches. Certains de ces établissements privés affirment qu’ils sont « faits pour le petit peuple », avec des frais d’études au dessous de 1 000 000 ariary par an. D’autres université privées sont payées à 1 375 000 ariary, voire plus de 2 000 000 ariary par an. Les étudiants des provinces ne peuvent donc pas profiter des ces écoles supérieures privées en cas d’échec au concours d’entrée aux universités publiques. En outre, certains n’ont pas les moyens de payer les frais d’études.
Insuffisance d’informations
Face à cette situation, on se pose la question de savoir si ce sont les universités privées qui ne veulent pas aller en province à cause du coût élevé d’installation ou est-ce que ce sont les étudiants des provinces qui n’ont pas confiance ou n’ont pas encore assez d’informations sur ces établissements privés. D’ailleurs la plupart des jeunes préfèrent venir à la capitale pour poursuivre leurs études et espérer trouver du travail par la suite. En moyenne, les frais d’études dans ces universités privées tournent autour de 60 000 ariary par mois. Jusqu’à l’obtention du diplôme de licence, par exemple, un étudiant peut dépenser jusqu’à 1 950 000 ariary. Les parents qui gagnent un salaire moins de 200 000 ariary par mois seront donc éliminés d’office.
Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...
Lire la suite
Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ... Lire la suite
Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...
Lire la suite
La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ... Lire la suite
La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ... Lire la suite
La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...
Lire la suite
02/04/2013
Economie, Plateforme des femmes entrepreneurs : Atout dans la contribution à la sécurité alimentaireC’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ... Lire la suite
De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ... Lire la suite
Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...
Lire la suite
06/02/2013
Economie, Huiles essentielles de Madagascar : Une conférence au profit de School MadagascarUne soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ... Lire la suite
Visiteurs
612.852