10/12/2012
Une pratique illégale qui gagne plutôt du terrain a Madagascar car les annonces commencent à remplir les journaux. Les usuriers prêtent de l’argent avec un taux d’intérêt excessif et souvent, à rembourser à courte échéance. Les agences de micro-finance dénoncent cette pratique. En effet, il semble que l’usure gagne de plus en plus de la clientèle que les agences formelles. La pratique usurière est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur dans le quotidien des Malgaches.
L’usure se développe partout pour, soi-disant, venir en aide à ceux qui sont dans le besoin. Selon Alphonse Ralison du SIPEM, une micro-finance de la capitale, les gens semblent avoir recours aux usuriers en cas d’utilité urgente d’argent. Et malgré les inconvénients et les dangers que développe cette pratique, les gens n’ont pas tellement le choix que d’accepter leurs conditions. Alphonse Ralison souligne. « Cette pratique tue, non seulement le milieu financier, mais également ceux qui entrent dans cet engrenage. Le secteur formel, comme les banques et les institutions de micro-finance suivent ce qu’on appelle le taux directeur. Ceci est promulgué par la banque centrale, suite à des calculs relatifs à la hausse du coût de la vie et de la situation économique. Or l’usure peut être dénoncée comme étant une arnaque, car souvent, le taux est excessif mais aussi, dépend du contrat. Et ce qui est regrettable dans tout cela, c’est que les salariés, les fonctionnaires ou de simples particuliers peuvent perdre leurs biens soumis à gage. Cette pratique est illégale mais personne n’ose dénoncer. En effet, ce sont les personnes à qui, on peut compter en cas d’urgence. Mais cette pratique tue le secteur formel et appauvrit ses victimes ». Parfois pour les micro-finances, le taux mensuel prélevé ne dépasse pas les 3%. Et grâce la concurrence qui existe entre les institutions de micro-finance, il y a une tendance à vouloir toujours baisser ce taux pour acquérir des clients. Mais souvent, ce taux ne dépasse jamais les 3% et même si le taux est de 3% par mois, on risque toujours de ne pas avoir de client. Or, pour ces usuriers, le taux dépasse largement l’entendement et se traduit souvent comme une escroquerie.
Jusqu'à 60% selon l’échéance
Le témoignage d’une victime démontre que ces usuriers prélèvent jusqu'à 60% d’intérêts sur le capital prêté. Mais ceci dépend de l’urgence du besoin d’argent, donc le taux varie selon le contrat. Cette victime a avoué avoir emprunté 1.200.000 Ariary chez un usurier et il a du rembourser 2.000.000 d’Ariary, en seulement 3 mois. Cette pratique se développe bien car en ces temps de crise, ces usuriers se font passer pour le messie en temps difficile. A titre d’exemple, beaucoup d’entre eux proposent 400 000 Ariary à rembourser à 600 000 Ariary dans un délai d’un mois seulement. Les micro-finances, qui se débâtent pour alléger leur taux mensuel, pouvant aller de 2% et 1,5% selon la concurrence, semblent, de ce fait, être en difficulté car les personnes préfèrent se tourner vers cette pratique illégale, à la fois rapide et facile, malgré les dangers qui pourraient affecter leurs biens.
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