19/12/2012
Les représentants diplomatiques malagasy dans les pays étrangers semblent inutiles car leur présence n’apporte aucune contribution à l’économie nationale. Au contraire, ils ne sont que des dépenses additives. Les relations avec l’extérieur, selon les économistes, doivent être profitables, dans le but du développement économique du pays, sinon ce serait une perte d’agent. Les diplomates malagasy manquent de vision stratégique dans leur fonction diplomatique.Une des atouts que la Grande île doit prospecter en matière développement économique après cette période de crise,
reste les relations avec l’extérieur. Elles sont tout à fait mal exploitées, voire non-exploitées. En termes de diplomatie, les stratégies semblent incompréhensibles par les observateurs et économistes suscitant leurs réactions sur le sujet. Hugues Rajaonson pense que la diplomatie, au service de la compétitivité des activités économiques et sociales, n’est pas réellement instaurée ni visible. « Puisque, seule la création de Valeur Ajoutée - à l'intérieure d'une économie - est source de croissance économique, nous devrons élaborer une Vision Stratégique pour une diplomatie qui permettra à notre économie, d'intégrer le système de production mondiale. En effet, pour élaborer cette Vision Stratégique nous devrons tout d'abord répondre à la question : où en sommes-nous en matière de diplomatie ? Il me semble que la diplomatie malagasy n'a fait que travailler sur la normalisation des relations entre Madagascar et le reste du monde. Nous avons des représentations diplomatiques dont nous ne savons pas quels avantages économiques et sociales nous pouvons tirer de ces relations comme le Sénégal par exemple. Alors que d'autres représentations potentielles comme celle de l'Inde ne sont pas suffisamment exploitées, du point de vue de la haute technologie de l'information, de l'énergie et ou de l'eau potable par exemple. Aujourd'hui, les apports visibles dont nous attendons les fruits à court terme, concernent la participation aux foires internationales pour promouvoir la destination Madagascar », souligne Hugues Rajaonson. Or, jusqu’à présent, les stratégies diplomatiques ne sont d’aucune utilité pour les Malgaches.
Et si cela ne change pas…
Il est nécessaire, selon toujours cet économique, de savoir où le pays va en termes de politique de développement. Il est opportun de savoir ces voies pour connaître si les stratégies diplomatiques doivent être révisées. Il a précisé. « Si cette diplomatie reste dans ce qu'elle a été et ce qu'elle est aujourd'hui, elle ne deviendra que des représentations budgétivores et sans apport palpable pour notre développement économique et social. Par ailleurs, il nous faut voir dans le futur, où nous voulons aller et comment y parvenir, avec des objectifs sectoriels bien précis. Une diplomatie a pour objectif, la compétitivité des activités économiques et sociales d'une part, et une formation en matière de politique publique sectorielle à nos diplomates d’autre part ». Il a insisté sur ce dernier point, car la formation consiste à inclure dans les Programmes de Travail Annuel (PTA) de nos représentations, une série de collectes de données sur les marchés potentiels, sur les savoir-faire utiles pour nos jeunes, sur les politiques des différentes nations et/ou zones économiques où le pays est présent. Ces données seront fournies aux opérateurs pour qu'ils saisissent les opportunités d'affaires par exemple, ou pour y étudier, afin de mieux appréhender les stratégies des pays qui ont des « succès stories » sectoriels. Ensuite, il s'agit de développer le capital social des opérateurs membres des chambres de commerces ou des associations des operateurs pour qu'ils puissent s'intégrer dans le marché mondial et d'y trouver leur place de concurrent potentiel dans la fourniture de biens et services. L'objectif de tout cela, selon Hugues Rajaonson, c'est d'avoir des opérateurs compétitifs dans ce marché mondial.
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