23/01/2013
Suite à l’inauguration de la « Cité Fitiavana » à Toamasina la semaine dernière, les observateurs et les économistes restent méfiants quant à l’octroi des soi-disant « trano mora » qui est un projet présidentiel initié par Andry Rajoelina. Il a été rapporté que les « Trano Mora » de Toamasina sont accessibles pour un prix allant de 24 millions à 90 millions d’ariary.
Des prix loin d’être intéressants compte tenu de leur éloignement, à 5 kilomètres, de la ville de Toamasina. Beaucoup ont soupçonné que ces « trano mora » ont des fins de propagande, d’autres affirment que c’est un moyen de soutirer plus d’argent, en misant sur des projets qui ne profiteraient pas à la population en général. « Concernant les [trano mora], je suis inquiet que la mise en vente se produise en période de crise économique ou une grande majorité des demandeurs potentiels ont perdu leur emploi. J'espère que le scénario suivant ne se produise pas : puisque la majorité des demandeurs potentiels ne sont pas éligibles, les [trano mora] seront achetés par des familles nanties ou, pourquoi pas, par des spéculateurs qui vont alors les revendre à des prix plus élevés, (moyennant intérêt pour placement dans l'immobilier). Si, selon les dires sur les moins bonnes qualités, il n'y a pas d’acquéreur, l'investissement public les concernant sera une perte considérable pour l'Etat. En effet, il faudra que les demandeurs fassent une retouche sur les maisons, ce qui est une bonne affaire pour les quincailliers et les ouvriers du bâtiment », souligne Hugues Rajaonson, un économiste membre du CREAM. Les bénéficiaires achèteront ces « trano mora » à crédit, de 150.000 ariary par mois, pendant 5 ans.
A quelle fin ?
Les conditions d’acquisition de ces « trano mora » sont strictes selon les rapports de ceux qui ont eu la chance d’en bénéficier. Il faut être âgé de moins de 35 ans marié ou non, avoir un salaire d’au moins 400.000 ariary depuis au moins un an à partir de la date de dépôt de candidature. Et aussi, à la deuxième année de paiement du crédit, une hausse de 6% sera prescrite au prix de vente. « Avec une majoration de 6% des prix de vente, la hausse des coûts peuvent décourager les intéressés potentiels qui ne sont que les catégories des hauts et moyens revenus. Selon nos projections pour 2013, le seuil de pauvreté va toucher plus de 80% de la population malagasy [revenu inferieur a 450 000 ariary par an, c'est-a-dire 0,49 cents par jour en terme de US $, ce qui est nettement inferieur au 1,5 US $ de 2007], et que le pourcentage actuel des ménages vulnérables [avec un risque élevé de 57% pour basculer vers la pauvreté] parmi les 20% restant, peut augmenter assez vite si la situation politique actuelle persiste », ajoute cet économiste. La question se pose donc, parmi les observateurs, à quelles fins le président de la Transition veut-il en arriver ?
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