24/01/2013
Suite à la parution des données du ministère des Postes, des télécommunications et des nouvelles technologies sur l’augmentation du taux de pénétration du téléphone mobile de 51% contre 44% en 2011, le président du Groupement des opérateurs des technologies de l’information et de la communication ou Goticom, Gil Razafitsalamana a apporté ses réactions. Sur les questions qui lui ont été posées, il a souligné l’importance des nouvelles technologies de l’information dans un pays en voie de développement. LaNation : Êtes-vous satisfaits de ces résultats ? Quel est le taux de couverture en 2012, êtes-vous satisfaits du résultat? Si non, quels sont les points à améliorer?
Gil Razafintsalama : En fait, il faut toujours relativiser les augmentations dans le domaine de la téléphonie mobile, dans la mesure où le nombre de téléphones mobiles vendus ne croît pas, pas forcément avec le nombre d'utilisateurs. Le chiffre qui, à notre avis, est plus parlant, est le taux d'augmentation en couverture de réseaux qui, aujourd'hui, avoisine les 70% en 2012.
Maintenant il faut capitaliser ce taux de couverture et générer les services à valeur ajoutée qui vont nous permettre d'amortir les investissements que nous avons effectués dans le secteur, et qui vont nous permettre de générer des emplois et de la croissance économique.
LaNation : Sur l'internet mobile, quel est votre constat sur l'utilisation de cet outil ? Quel est, selon vous, le blocage à l'accès à internet pour tous ? Quelles stratégies doit-on adopter pour pouvoir diminuer les coûts de ce dernier pour qu'il soit accessible ?
GR : C'est vrai que le taux de pénétration évoqué ci-dessus ne tient nullement compte de l'internet mobile, alors que de nombreux services pourraient être obtenus pas son utilisation. Le Kenya, pas très loin de nous, exploite le mobile par les moyens de paiement, ce qui a permis l'augmentation du taux de bancarisation et donc quelque part, de formalisation. Il est vraiment dommage que nous n'ayons, jusqu'ici, pu harmoniser notre réglementation pour que tous ces atouts technologiques apportent réellement au pays. De ce fait, étant donné que le nombre de services offerts stagne ainsi que le nombre d'utilisateurs professionnels, les prix ne peuvent pas baisser.
LaNation : Dans combien d'année pensez-vous que Madagascar connaîtra un grand progrès technologique en matière de communication et quels pourraient être les facteurs de blocages ?
GR : En fait, si notre stratégie de développement par les TICs est bien menée, nous pourrions vraiment nous en sortir, grâce à ce secteur. Technologiquement, nous sommes déjà bien positionnés, nos réseaux utilisent déjà les technologies les plus récentes pour fonctionner. Sur ce point, il n'y a pas grand chose à dire. C'est la cohérence de l'ensemble pour aller vers le développement qui pose problème. La technologie est là, mais la loi ne permet pas de l'utiliser correctement, il n'y a pas de réelle politique de renforcement de nos ressources humaines en TIC, alors même que nous avons des étudiants d'un bon niveau. Il n'y a aucune politique de facilitation de l'appropriation des TIC dans les métiers productifs,....
LaNation : En tant que président du Goticom, quelles sont vos perspectives pour l'année 2013 ?
GR : En accord avec tous les membres, l'association a décidé d'aller de l'avant, malgré une situation politico-économique encore floue. Nous travaillons donc déjà sur les jalons évoqués ci-dessus, avec plusieurs partenaires, dont des bailleurs de fonds. Jalons que nous jugeons nécessaires au développement de notre secteur. Nous sommes convaincus que nos efforts vont porter leurs fruits, mais nous espérons qu'aucune crise politique ne vienne pas perturber ce que nous sommes déjà en train de construire, d'ailleurs nous encourageons tous les secteurs productifs à faire de même, car le pays a déjà accumulé vraiment trop de retard.
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