28/01/2013
La filière bovine n’est pas réellement structurée à Madagascar, entrainant une négligence de la politique nationale sur les bovidés. Les efforts du ministère de l’Elevage de procéder à toutes améliorations sur l’exportation de zébus ou de viande de zébu, ont été infructueux, car à défaut de structure, l’opération exportation restera illusoire pour le pays. Selon le ministre de l’Elevage, Ihanta Randriamandranto, « tant que les situations des tueries qui ne respectent pas l’hygiène, ne seront pas améliorées, il sera difficile pour nous, d’exporter de la viande.
Tant que le système de traçabilité des bœufs ne sera pas mis en place, on ne peut, en aucun cas, exporter des zébus à l’extérieur même si nos zébus sont fortement demandés sur le marché régional, comme celui des Comores ou bien de l’île Maurice. Ces pays exigent la professionnalisation des transactions, c'est-à-dire lorsqu’ils envoient leurs commandes, ils le font à travers l’Etat, donc il faut répertorier les bœufs, d’où la nécessité d’une mise en place d’une ferme agréée, par exemple. C’est pourquoi le ministère a décidé cette année de se concentrer sur la politique nationale des bovidés, à part les autres objectifs planifiés ». La politique nationale des bovidés comporte 4 catégories bien distinctes. L’application du FIB ou Fiche Individuel des Bovidés sera complètement mise en œuvre en mars 2013 dans toutes les régions. Il y a aussi le marché de contrôle des zébus qui doit être plus performant, car il permet l’amélioration de la production de zébus et d’herbes. Il faut aussi la mise en place d’une ferme agréée pour la vulgarisation du commerce de zébus. Et dernièrement, l’amélioration du système d’inspection des tueries dans la Grande île. Concernant la ferme agréée, Ihanta Randriamandranto a souligné que les éleveurs potentiels sont déjà identifiés pour le projet pilote afin de mettre en place une ferme où l’Etat pourrait répondre aux demandes du marché régional, voire international.
Sans inspecteurs de viandes
Selon le directeur du Service vétérinaire au sein du ministère de l’Elevage, Marcellin Biarmann, « il n’a que 400 inspecteurs de viande dans tout Madagascar. Il est vrai que ce nombre n’est pas suffisant car, depuis quelques temps, il y a eu apparition de plusieurs tueries privées qui n’étaient pas prévues par la loi, à cause de l’insuffisance d’inspecteurs. Beaucoup d’entre eux ne font pas de visite et commettent parfois des fraudes en falsifiant leurs carnets et les cachets à apposer sur la viande pour faire foi de conformité, ce qui représente un grand danger pour la santé des consommateurs. Par contre, en cas d’insuffisance d’inspecteur dans les régions, on demande aux médecins de procéder à l’inspection des viandes dans les abattoirs privés. In est donc urgent à ce que ce nombre soit augmenté pour mieux assurer la sécurité sanitaire des viandes présentées sur le marché local ». Selon ce dernier, il est encore loin d’espérer voir un réel progrès à cause des gestations politiques qui influent dans le secteur de l’élevage. Même le ministre a même proposé à ce que le ministère de l’Elevage reste indépendant pour pouvoir achever les divers projets en cours.
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