Journal La Nation : « La Nation » le quotidien d’informations et d’actualité, est un journal quotidien de 16 pages minimum au format standard des quotidiens Nationaux de la place. Elle est déjà sur le marché, présente à Antananarivo et dans les provinces.

Edition du

14/09/2013
N° 379

 

Recherche Journal

Archive Economie

La deuxième phase est lancée

07/02/2013

L’AROPA est considéré comme un projet innovant, même si la première phase de 2009 à 2012 a été perturbée par la crise et aussi l’insécurité dans le sud, causant le retrait de beaucoup de bailleurs de fonds. Pour le lancement de la deuxième phase, des regards plus positifs ont été donnés par les responsables lors de l’atelier de lancement officiel de la deuxième phase qui va durer 3 ans. Tout le monde espère, à la fin du projet, voir la réduction de la pauvreté et la vulnérabilité de 80% des paysans malagasy. Le ministère de l’Agriculture et la direction de l’Appui des filières, ont tenu un atelier, hier à l’hôtel Panorama pour lancer officiellement la deuxième phase du projet d’Appui au Renforcement des Organisations Professionnels et aux services Agricoles ou AROPA.

Selon le coordonateur technique du projet AROPA, Claude Henri Ralijaona, « ce projet AROPA va soutenir les diverses organisations de paysans dans le Sud pour qu’ils se professionnalisent, afin d’améliorer leurs revenus annuels. Actuellement, le revenu annuel des familles paysannes dans le sud est environ de 800.000 ariary mais avec ce projet, notre objectif est de booster ce revenu annuel à 1200 USD. Le projet va donc renforcer les capacités des organisations paysannes en gestion des associations et aussi augmenter progressivement le revenu de chaque famille et réduire la vulnérabilité des petits producteurs en facilitant leur accès à une offre de service et à des équipements adaptés à leurs besoins. Il faut noter que 80% des Malgaches sont issus de la campagne donc, le projet leur vient en aide ». La vision du projet AROPA à la fin de ce projet qui durera en tout 8 ans, répartis en 3 phases, est de voir 50% des exploitations agricoles familiales vulnérables non organisées, sortir du seuil de la vulnérabilité et être affiliées à des organisations paysannes fortes et à la Chambre d’Agriculture. Le coût total du projet est de 20 millions de dollars dont 19 millions de dollars venant du FIDA et le reste en provenance du gouvernement malagasy et des autres partenaires.
Trois secteurs bien distincts
Le mécanisme du financement au sud s’étale sur trois secteurs dont la pêche, l’élevage et l’agriculture. Il existe au niveau du secteur de la pêche, plusieurs filières disponibles et les produits de toutes ces filières ont, au moins de contraintes commerciales. L’intervention du projet consistera au financement en petits matériels et équipements, tels que les filets, les pirogues, les gilets de sauvetage et les masques. En guise d’exemple, pour voir les effets directs du projet, un pêcheur de crevettes fait habituellement une prise estimée à 0,2 à 6 kg par jour, ce qui lui fait 6 à 180 kg par mois et 720 à 2160 kg par an, d’où le revenu de 216.000 à 6.480.000 ariary par an. Une dotation en petits matériels et quelques équipements le permet au minimum de faire une prise de 4 à 10 kg par jour, 0,120 à 0,300 tonnes par mois et 1, 440 à 3,6 tonnes par an. Ce qui lui rapportera 4.320.000 à 10.800.000 ariary par an, d’où l’augmentation substantielle de 4.320.000 ariary de revenu annuel. Ce revenu permettra à un producteur de sortir du seuil de pauvreté et d’avoir un bon niveau de vie. Le secteur de l’élevage a besoin d’un appui financier au démarrage même s’il ne souffre d’aucune contrainte de commercialisation. Pour le secteur agricole, qui est la plus complexe, l’appui financier va concerner les matériels et équipements comme les charrues, les herses et les charrettes ou bien en approvisionnement en intrants agricoles comme les semences, les engrais et les pesticides.

Racl.R
Tag :

Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...

Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ...

Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...

La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ...

La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ...

La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...

C’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ...

De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ...

Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...

Une soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ...