18/02/2013
Il n’est pas trop surprenant de constater que des « conditionnalités » sont déterminées par la communauté internationale dans le pays, en contrepartie au versement de certaines aides. La plupart de ces aides entrent dans le domaine des infrastructures, routières ou autres. Bien sur, ces diverses aides sont en général, remboursables. Il faut sans doute pour Madagascar, prendre profit de ces infrastructures et en tirer plus d’avantages possibles car l’avenir socio-économique de la Grande île appartient déjà aux étrangers. Ils n’ont pas investi tellement d’argent à Madagascar, si des intérêts économiques ne sont pas en jeu.
La semaine dernière, plus précisément, le 15 février 2013, le représentant résident de la Banque africaine de Développement (BAD), Abdelkrim Bendjebbour, le ministre des Finances et du budget Hery Rajaonarimampianina, le représentant de l’UNICEF Madagascar, Steven Lauwerier, ont inauguré l’une des infrastructures sociales reconstruites, grâce au financement de la BAD, l’EPP Ampasimbe Vohitranivona dans le district de Brickaville. A en juger par ces actions, la réhabilitation des infrastructures nécessitant une restauration à Madagascar, semble impossible à réaliser sans les aides extérieures. La BAD, pour ce projet, a déboursé 1, 000,000 USD à titre d’aide humanitaire d’urgence pour financer la remise en état des infrastructures sociales détruites par les cyclones Giovanna et Irina, en 2012. La mise en œuvre de ces infrastructures, assurée par l’UNICEF, porte sur 34 salles de classe à reconstruire et trois centres de santé de base. Or dans les districts de Brickaville et de Vatomandry, les plus sévèrement touchés par le cyclone Giovanna au mois de février 2012, 1.329 salles de classe ont été endommagées, affectant ainsi l’accès à l’école de plus de 77.000 élèves. Une soixantaine de centres de santé ont été également partiellement détruits. Qui va donc payer pour la reconstruction de celles-ci ? Est-ce c’est une priorité pour l’Etat ? Où sont passés les milliards d’ariary perçus à titre de redevance sur les industries minières et ceux des impôts ou bien de la douane ? Ou est-ce qu’ils ont été virés dans les comptes personnels de quelques dirigeants de la Transition ? En tout cas, il semble que l’Etat ne dispose pas assez d’argent, surtout en cette période de crise, pour entreprendre une quelconque initiative en vue de reconstruire les infrastructures abimées. De ce fait, il ne pourrait pas assumer ses responsabilités, et débourser de l’argent pour remettre sur pieds les diverses infrastructures qui contribuent fortement au développement de l’économie.
Infrastructures routières à revoir ?
Plusieurs observateurs ont émis des commentaires concernant l’état actuel des routes de la capitale sans et celui dans les périphériques de la ville et dans les zones enclavées. « Au lieu de bien entretenir les routes normalement, faute de financement, les responsables procèdent à des palliatifs en utilisant le « carboncor » pour boucher les nids de poule. Le Fonds d’entretien routier aurait du être bien utilisé, mais celui-ci ne dispose pas assez d’argent pour financer un quelconque projet routier. Et si le problème des redevances de la part des opérateurs pétroliers constitue le blocage, l’Etat aurait du déjà réagir depuis longtemps au lieu d’attendre que la dégradation soit extrême », souligne un observateur. Depuis le début du mois de février, plusieurs axes routiers sont entretenus à l’aide du « carboncor » par la CUA. L’axe Andranomena jusqu’à Soarano, Ambodimita, Ambohimanarina, Ankazomanga et Antanimena, l’axe Anosivavaka jusqu’à Analamahitsy, Alarobia, Ivandry ont fait l’objet de l’utilisation de plus d’une tonne de ce produit, soit 400 sacs de 25 kg chacun et qui coûte 95 millions d’ariary le kilomètre. On est alors tenté de penser que les politiciens utilisent les ressources financières à des fins propagandistes au détriment des vraies infrastructures socio-économiques, lesquelles ont été toutes réalisées grâce aux aides extérieures, comme celles de la Banque Mondiale, de l’UNICEF, de la BAD et des autres qui n’ont jamais délaissé la Grande île et ses habitants. 8000 m2 de rues doivent être réhabilités, mais actuellement, seulement 300 m2 ont bénéficié de réhabilitation à temps, malgré l’urgence des travaux, d’après un responsable auprès de la commune urbaine d’Antananarivo.
Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...
Lire la suite
Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ... Lire la suite
Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...
Lire la suite
La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ... Lire la suite
La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ... Lire la suite
La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...
Lire la suite
02/04/2013
Economie, Plateforme des femmes entrepreneurs : Atout dans la contribution à la sécurité alimentaireC’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ... Lire la suite
De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ... Lire la suite
Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...
Lire la suite
06/02/2013
Economie, Huiles essentielles de Madagascar : Une conférence au profit de School MadagascarUne soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ... Lire la suite
Visiteurs
612.876