26/02/2013
L’intempérie a un impact économique désastreux sur l’économie de la région, voire du pays tout entier. Une inondation comme celle qui s’est déroulée dans la partie sud de l’île, plus précisément à Tuléar, a rendu la région de plus en plus pauvre. Il a été estimé que les dégâts sont à hauteur de 80% selon un économiste et la situation actuelle prône un long redressement des infrastructures ravagées par le cyclone Haruna. Un économiste a souligné les faits réels de ce dégât. « Le Sud est déjà considéré comme la partie la plus pauvre de Madagascar, alors avec les 80% de dégât, la population vivant dans cette partie, continuera de sombrer dans l’extrême misère. Le taux de pauvreté va fatalement augmenter. Cette partie va être coupée du reste du pays en raison des infrastructures routières endommagées.
Etant donné que le Sud approvisionne le pays et même quelques marchés extérieurs en pois du cap et d’autres grains, l’approvisionnement va être suspendu. De ce fait, le prix des grains risque de monter car en temps de hausse des prix du riz, les grains sont substitués au riz pour certains ménages. En bref, c’est la productivité qui sera en forte baisse dans le cas de catastrophes naturelles comme celle-ci, sans oublier le secteur du tourisme qui fait le renom du Sud. Ce secteur sera en suspens ». Dans des cas pareils, la question de réhabilitation prendra du temps et ne sera pas dans la possibilité de l’Etat car son ampleur dépasse la capacité de financement de ce dernier. Or, le problème que l’Etat connaît en ce moment, repose sur la reconnaissance internationale. Cet économiste a souligné que la réhabilitation doit être supportée par des aides extérieures car l’Etat est dans l’incapacité de le faire à partir des ressources propres internes. Certes, les bailleurs de fonds ont suspendu leur financement à cause de la HAT mais sans doute, les aides d’urgences à caractère humanitaire se feront comme prévues car la population de Tuléar n’a rien à voir avec les dirigeants de la HAT.
Risque de pillage
Selon des sources sur le terrain, des pillages commencent à avoir lieu dans cette partie de l’île et aucune sécurité n’est garantie. « L’Etat va essayer de se concentrer sur ce phénomène dans le Sud et une grande partie du budget sera allouée aux diverses dépenses. Donc, la sécurité sera laissée au dépourvu comme les autres secteurs et de ce fait, les actes de banditismes se développeront encore. La vulnérabilité de cette partie de l’île va être en hausse à cause de ce qui se passe », souligne l’économiste. Selon le rapport de la BNGRC, il y a actuellement 22 498 sinistrés, 9 965 sans abris, 1 120 cases totalement détruites, 2 776 cases décoiffées, 1 438 cases inondées, 117 bureaux administratifs endommagés, 68 écoles endommagées, 9 CSB endommagés, 1 500 ha de rizières inondées, 6 351 ha champs de cultures inondés, 1 digue endommagée, 1 barrage endommagé, 125 poteaux de la Jirama arrachés. Ceci pour monter à quel point l’Etat ne pourra rien faire à part promettre des choses qu’il n’est pas capable de réaliser comme les 1.200.000 d’euros promis par le président de la HAT pour la réhabilitation des infrastructures routières.
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