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14/09/2013
N° 379

 

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Risque de dépendance des sinistrés !

01/03/2013

Les yeux se tournent vers le Sud de Madagascar, les diverses mobilisations pour collecter des fonds, des habits et d’autres objets nécessaires, démontrent combien les Malgaches s’inquiètent du sort des sinistrés de la partie Sud de l’Île. N’empêche que lorsque ces aides vont cesser, la population su Sud sera laissée à son propre sort, sans moyens de subsistance. Tout le monde semble oublier ce détail. A court terme, éviter qu’un tel choc ne se reproduise est une solution durable.

A l’heure actuelle, les Malgaches font état de « vohi-kava mahatratra » et le « Fihavanana malagasy » en même temps, en se mobilisant pour apporter leur contribution pour secourir les sinistrés du Sud. On ne citera même plus les innombrables assistances venant de l’extérieur qui, sans poser de problème, ont été d’un grand secours aux sinistrés et aux sans-abri, victimes du cyclone Haruna. D’après le dernier bilan provisoire actualisé et dressé par le BNGRC, le passage du cyclone Haruna dans le sud a fait 23 décédés, 16 disparus, 85 blessés, 25 337 sinistrés, et 12 524 sans-abri. Les questions qui se posent actuellement, tournent autour de ces sinistrés car les aides sont éphémères et vont cesser, un jour ou l’autre. Que vont donc devenir les victimes du cyclone, après ? Certes, en ces temps de crise où les opportunités de développement sont rares, les emplois n’existent plus. Madagascar est privé d’aide de la plupart des bailleurs de fonds et les routes sont coupées. Un économiste a souligné. « Ces gens deviendront des mendiants ou bien des brigands ! Il y aura une forte baisse de la production car ces habitants sinistrés n’auront plus les moyens de produire ni reprendre leurs activités pendant un certain moment en attendant la baisse du niveau d’eau. Les aides humanitaires sont nécessaires mais ce ne sont qu’un palliatif. Au contraire, cela risque de déclencher un phénomène de dépendance ». Si une solution devrait être trouvée pour sortir ces habitants du Sud et même tous les pauvres de la Grande île de leur difficulté, ce n’est pas en dépendant de ces aides. Peut-être que le dicton chinois, « Si vous donnez un poisson à un pauvre, il mangera un jour; mais si vous lui apprenez à pêcher, il mangera tous les jours », va aider les décideurs à prendre les bonnes décisions.
Créer une nouvelle ville
A court et moyen terme, selon Hugues Rajaonson, « il faut déplacer la ville car tant que Tuléar restera là ou elle est actuellement, elle sera toujours inondée lorsque cette digue de Fiherenana cèdera. Il faut créer une nouvelle ville pour Tuléar et déplacer les bureaux administratifs ailleurs, loin de ce bassin versant où elle se trouve maintenant. Les habitants se déplaceront facilement lorsque ces bureaux seront mutés ailleurs où les risques sont minimes. Bien sûre, tout cela dépendra de l’Etat car il y aura des problèmes fonciers à régler pour ce faire ». Créer une ville, pour éviter l’inondation ! Une initiative à court et moyen terme. En effet, lorsqu’on apprécie les moyens par lesquels on procèdera à la réhabilitation de la digue de Fiherenana, aucune garantie n’est donnée sur la durabilité de cette construction bien qu’elle nécessite la somme de 5 milliards d’ariary, les travaux devant être finis en 1 mois, selon le ministère des Travaux publics. Le problème rencontré depuis toujours et qui a causé la dégradation des infrastructures, fut la « guerre » de commission. Des opportunistes sauteront sur cette occasion pour remplir les poches. Une guerre de commission qui, finalement, ne fait qu’endommager de plus en plus les infrastructures car, sur un montant donné, plusieurs personnes se donnent le droit de prendre un petit pourcentage. A la fin, le budget alloué pour le projet est tellement réduit que les matériaux utilisés ne répondent plus aux normes techniques requises. Les « hôpitaux manara-penitra » non terminés, les routes non-achevées ou mal faites en sont des exemples.

Racl.R
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