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14/09/2013
N° 379

 

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Perte brutale depuis 2009

29/10/2012

Une année sans croissance économique équivaut à une année de pertes qui ne pourront jamais être rattrapées. Les coûts des pertes de croissance resteront un héritage transmis par la crise pour les années à venir. Si la crise continue, ces coûts se développeront et s’accéléreront probablement. Le rapport de la Banque Mondiale montre que le pays est dans une position critique où une résolution de la crise serait l’ultime issue.Le PIB de 2012 devrait se situer légèrement au-dessus

du niveau de celui de 2008. Or, ce chiffre est inférieur de près de 18% à ce qu’il aurait été, s’il avait suivi la progression moyenne de 5% par an. Pour la plus grande partie de la période depuis 2008, le PIB a été inférieur au niveau atteint cette année-là. Par conséquent, si le PIB actuel, pour la période 2009-2012, était comparé à une alternative plausible de 5% de croissance annuelle, cela ferait ressortir une perte cumulée de revenus pour le pays d’environ US$ 6,3 milliards, ou environ 60% du PIB annuel, rien que pour les quatre dernières années. Avec un taux de croissance démographique élevé à Madagascar, il y aurait aujourd’hui environ 2,5 millions de Malgaches de plus qu’en 2008. Or, depuis, l’économie s’est peu développée. En conséquence, le revenu par habitant a chuté à son niveau de 2003. En 2012, le revenu par habitant est environ de $100, inférieur à ce qu’il aurait pu être dans le cadre d’une trajectoire de croissance normale, ce qui fait peser un très lourd impact sur un pays dont le PIB par habitant est d’environ $450. Madagascar qui est un des pays les plus pauvres du monde, ne peut se permettre une telle perte brutale. Une plus forte croissance se serait traduite par une augmentation des recettes publiques. La perte de recettes publiques due à une faible croissance au cours des quatre années de la période 2009-2012 s’élève à environ US$ 1,5 milliard, tandis que la perte cumulative en matière d’aide des bailleurs de fonds est de l’ordre d’US $ 2,3 milliards. Le total des deux chiffres représente près du tiers du PIB annuel. Tant que la crise politique perdurera, le niveau des recettes publiques et de l’aide des bailleurs de fonds ne pourra retrouver celui des années d’avant la crise.

Quelques signes récents d’une croissance modeste mais….

Certains segments de l’économie ont commencé à manifester des signes de reprise: le tourisme, les activités des entreprises de zone franche, certains projets immobiliers commerciaux dans les centres urbains, des entreprises locales d’agro-business désormais à la recherche de marché à l’exportation, la poursuite des grands projets d’investissement miniers entrant bientôt en phase d’exploitation, ou les bénéfices temporaires générés par le cours élevé du prix des clous de girofle. Mais il n’y a pas lieu d’être enthousiaste, et ce, pour quatre raisons distinctes. Tout d’abord, ces germes de reprise ne contribuent pas à une reprise rapide de la croissance à grande échelle, dans la mesure où le taux de croissance économique global se situe toujours pour le moment autour de 2%. Deuxièmement, plusieurs de ces secteurs ne contribuent pas de manière significative, à la recette fiscale, en partie en raison du régime fiscal qui leur est applicable, ou du fait de la faible application de ce régime fiscal. Troisièmement, les obstacles majeurs à une croissance, même modeste, ne cessent de s’accumuler, notamment dans le secteur des infrastructures énergétiques et routières. Quatrièmement, il n’est pas certain que cette croissance limitée contribue à une réduction, même modeste, de la pauvreté. Cette croissance est, non seulement trop faible, mais elle se situe dans des secteurs ayant peu d’effet sur la réduction de la pauvreté. Pour toutes ces raisons, les signes d’une reprise modeste ne constituent pas un motif de complaisance. Au contraire, elles signalent l’impératif d’une réconciliation politique, afin de permettre la reprise de la croissance économique et des efforts conséquents en vue de réduire la pauvreté.

Rapport de la Banque Mondiale
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