10/04/2013
Le 28 mars dernier, la préfecture de la Réunion prenait un arrêté soumettant les produits frais malgaches à une « autorisation technique préalable d’importation ». Un contrôle qui n’est pas pour autant synonyme d’interdiction pour Laurent-Xavier Delmotte, chef de mission d’Enquêtes vétérinaires et phytosanitaires à la DAAF (Direction de l’Alimentation, de l’agriculture et de la forêt de la Réunion) d’après le site www.clicanoo.re. Toutefois, la menace n’est pas écartée et les Réunionnais restent vigilants.
Pouvez-vous nous expliquer le rôle de la DAAF ?
Laurent-Xavier Delmotte : La flore de la Réunion présente un intérêt patrimonial unique. Nous avons par ailleurs une agriculture spécifique ici. Notre rôle est de protéger notre territoire d’un point de vue phytosanitaire, notamment. Les agents de la DAAF se trouvent ainsi aux postes de frontière, pour que chaque produit végétal qui entre, quelque soit son origine, fasse l’objet d’un contrôle dans le but de se prémunir contre l’introduction d’éventuels ravageurs.
Vous avez donc conseillé la préfecture d’interdire les importations en provenance de Madagascar dans le but de protéger les cultures réunionnaises ?
L’arrêté pris par la préfecture, sur la base de nos conclusions, n’interdit pas les importations de Madagascar, contrairement à ce qui a pu être écrit ici et là… Ce que dit le texte, c’est que plusieurs pays -et non pas Madagascar en particulier- ne possèdent pas toutes les normes sanitaires requises et peuvent donc présenter un risque phytosanitaire. A ce moment-là, l’administration peut subordonner l’importation à une autorisation préalable. Mais ce n’est pas une interdiction. Nous savons qu’à Madagascar, il y a cette mouche, la bactrocera invadens, qui est extrêmement présente et excessivement invasive. D’où la mise en œuvre de ce type de dispositif. Mais encore une fois, il n’y a pas d’interdiction.
Mais jusqu’ici, les importations se faisaient sans problème. Qu’est-ce qui a motivé la décision ?
Tout d’abord ces importations ne se faisaient que depuis très peu de temps. Il nous a fallu un temps pour nous adapter à ce phénomène puis nous avons ensuite mis en place cette mesure de prudence, non pas économique mais phytosanitaire, pour nous protéger. C’est un principe de précaution. Certes, il y a eu des conditions cycloniques qui ont induit une diminution de la production. Mais ces importations, potentiellement dangereuses, auraient pu mettre encore plus à mal l’agriculture réunionnaise. D’un point de vue phytosanitaire la bactrocera invadens représente une menace énorme. Si cette mouche entrait à la Réunion, ce serait gravissime. Mais notre action est indépendante du mouvement de grogne des agriculteurs, même s’il est vrai que l’importation de ce ravageur aurait pu créer un préjudice économique. Et c’est cela, la motivation même de l’arrêté. Il faut protéger notre agriculture.
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