15/04/2013
Lors de la célébration de la 50ème année du Trésor Public, qui a pris fin le vendredi 12 avril 2013 dernier, le directeur général du Trésor, Orlando Robimanana Rivomanantsoa a souligné que des efforts restent à faire pour parvenir à la bonne gouvernance des deniers publics, en vue d’assurer une croissance économique durable pour Madagascar. Plusieurs points ont été mentionnés par le DGT Rivomanantsoa lors d’une entrevue avec les journalistes. Les questions suivantes illustrent les propos de ce dernier sur les points discutés à améliorer. En quelques mots, quels sont les efforts qui doivent être encore entrepris afin de mieux gérer les deniers publics ?
Je peux dire que les efforts entrepris ont été axés sur le contrôle des dettes publiques ! Mais il y a cependant plusieurs efforts qui restent à entreprendre car la gestion, les reformes et la transparence sur des deniers et biens publics, ne concernent pas seulement le Trésor public mais tout le monde. Il faut souligner que ces efforts commencent dans les différents ministères, les institutions, les collectivités décentralisées et dans toutes les branches de l’Etat car ce sont eux, les principaux concernés gestionnaires des deniers et biens publics. Si les diverses autorités étatiques ne coopèrent pas ensemble, alors il sera difficile de faire des reformes et c’est surtout sur ce point que nous aurions besoin d’aides et des échanges d’expérience avec les membres de l’Association Internationale des Services du Trésors(AIST). Si on pend l’exemple du Rwanda, les dirigeants de ce pays ont compris l’importance sur la transparence de la gestion des deniers publics et ont bien constaté les effets que celle-ci a sur leurs économies. En outre, on va essayer d’intégrer les diverses communes et collectivités décentralisées dans notre système car il y a aux environs de 1400 d’entre elles qui ne sont pas gérées par le Trésor public. Or, ces communes collectent des impôts, détiennent leurs propres budgets et engagent des dépenses. Universellement, c’est le Trésor public qui doit gérer les finances rattachées à l’Etat.
Concrètement, qu’avez-vous constaté pour conforter que des efforts doivent encore être entrepris ?
Cette célébration a durée une année et durant tout ce temps, nous avons mené des enquêtes pour repérer les failles sur la gestion des finances publiques. On a toujours dit que l’endettement qui ne conduit pas à de réels développements pour le pays, est juste une perte d’argent. J’ai toujours souligné que si on veut vraiment le développement d’un pays, il faut s’orienter plus vers les investissements et non dépenser une grande partie du budget dans le fonctionnement, en procédant à des recrutements massifs. On peut bien remarquer ce phénomène dans les collectivités décentralisées et les diverses communes, où 80 à 90% des budgets sont consacrés au paiement des salaires des employés et plus que 10% pour l’investissement. Il n’est pas trop surprenant si ces communes dépendent des subventions de l’Etat pour « bouger ». Alors comment voulez-vous que ces communes se développent ? Le problème de détournement a toujours entraîné des difficultés dans la gestion des deniers publics. Les gonflements ou surfacturations pour des matériels achetés ou bien des services fictifs, ont toujours été pratiqués à Madagascar pendant plusieurs années. En résumé, engager des dépenses qui ne correspondent pas réellement aux développements attendus et au plan de travail annuel (PTA) n’est que perte d’argent.
A propos des sociétés dont l’Etat est actionnaire, qu’avez-vous à dire ?
Concernant les sociétés d’Etat, il est important de souligner que l’Etat souverain ne doit pas être confondu avec l’Etat qui gère ces sociétés et que ces sociétés ne doivent pas revêtir d’une coloration politique. Le remplacement des membres du Conseil d’administration au sein de ces sociétés d’Etat est effectué pas l’Assemblée Générale des Actionnaires, représentée par le Trésor public. Celui des directeurs généraux est du ressort du Conseil d’administration. Ceci est appliqué dans le monde entier et pour nous à Madagascar, c’est devenu une loi. Donc, ce principe doit être respecté afin de mieux gérer encore les deniers publics.
Au cas où les élections n’auront pas lieu cette année, est-ce que c’est le Trésor public qui supportera-t-il le fonctionnement des affaires de l’Etat ?
On espère tous que les élections ont lieu car la crise de quatre ans a été dure pour les Malgaches et même pour le Trésor public. En tout cas, quoi qu’il arrive dans le pays dans les prochains mois, le Trésor public trouvera toujours, avec la collaboration de l’Etat, les moyens pour faire fonctionner les affaires de l’Etat et contribuer aux besoins du peuple et au développement du pays.
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