17/04/2013
Il existe neuf espèces de baobab recensées dans le monde. Six d’entre elles sont présentes uniquement à Madagascar. Les baobabs malgaches sont donc uniques, à l’image de 80% de la faune et de la flore insulaire. Comme beaucoup d’espèces malgaches, ces arbres sont aujourd’hui menacés par une déforestation intensive même si, en raison du peu d’usage dont la population autochtone en fait, les baobabs ont échappé à un abattage massif. Deux espèces sont en voie d’extinction, notamment l’« Adansonia suarrensis » qui est restreint au nord de Madagascar, près d'Antsiranana. Ce baobab de 25m de hauteur et 2 m de diamètre, avec des graines qui sont les plus grosses parmi les baobabs, est le plus menacé.
Ensuite vient l’« Adansonia Grandidieri » de Morondava et l’« Adansonia Pérrieri » au Nord de Madagascar dans l’Ankarana. Il a été affirmé par les spécialistes que cette disparition sera causée par le changement climatique et la culture sur brûlis pratiquée par les villageois. Jean Michel Leong, généticien au niveau du Centre de coopération internationale en recherche agronomique (CIRAD) explique. « On a fait une sorte de prévision sur 50 ans, soit de 2013 à 2063 et on remarque que ces baobabs se déplaceront petit à petit vers la mer à cause de la pression climatique. Ici, ce sont l’habitat de ces baobabs et l’écosystème qui sont en jeux ». Guy Suzon Ramangason, directeur général de Madagascar National Park a aussi souligné. « Il s’avère qu’avec le changement climatique, les régions où les baobabs sont menacés actuellement, pourraient être plus sèches qu’elles ne le sont auparavant. Donc, ils vont immigrer vers des conditions plus favorables ». Le baobab est mal connu car il était très peu étudié et, aujourd’hui, au moment où il allait disparaître de son aire de répartition, l’on se perd en conjectures sur les causes de cette disparition. Surement, l’heure est à la sensibilisation pour essayer de conserver le reste. Le CIRAD a effectué des études pour montrer ce phénomène et veut bien mettre au courant les Malgaches, surtout ceux qui vivent près des zones où ces baobabs poussent.
Augmenter les aires protégées
Comme solution, le directeur général de Madagascar National Park a souligné. «Les espèces dans les aires protégées sont à l’abri de tout problème ! Donc, la solution est d’augmenter les surfaces de ces zones et mettre en place des dispositifs légaux pour protéger les espèces. Ceci pour mieux suivre l’évolution du phénomène car en tant que botaniste et gérant de réserves forestiers, on peut bien surveiller les problèmes de cultures sur brulis. Mais en dehors du parc, on ne peut rien faire ». Le Madagascar National Park a obtenu une extension des aires protégées, allant de 2 millions à 6 millions d’hectares en 2003. Selon les études faites, les villageois ne savent pas entretenir les baobabs ! Or, avec le potentiel éco touristique que ces baobabs offrent, la disparition de certains baobabs n’améliorera pas la côte ! Madagascar est connu comme le pays des baobabs et avec une notoriété pareille, il est temps de se réveiller. Dans certaines zones de Madagascar, il n’existe plus de jeunes baobabs, et ceci depuis 300 ou 400 ans. Les chercheurs du CIRAD et de l’université d’Antananarivo unissent leurs efforts pour essayer de comprendre comment le processus s’est interrompu.
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