Journal La Nation : « La Nation » le quotidien d’informations et d’actualité, est un journal quotidien de 16 pages minimum au format standard des quotidiens Nationaux de la place. Elle est déjà sur le marché, présente à Antananarivo et dans les provinces.

Edition du

14/09/2013
N° 379

 

Recherche Journal

Archive Economie

Demande la stabilité du monde des affaires !

04/05/2013

L’environnement des affaires dans la Grande île empêchent les opérateurs économiques de faire leurs business avec sérénité. Pour le Groupement des Entreprises Franches et Partenaires, représenté par son directeur exécutif, Johasy Raharisoa Eléonore, une stabilité leur permettra d’entreprendre librement leurs activités. LaNation : A l’approche des élections qu’attendez-vous de même que le GEFP du futur pouvoir en place ? Quelles en sont les raisons ?

Johasy Raharisoa Eléonore : Pour notre groupement, ce qui importe avant toute chose, c’est que les règles qui régissent le monde des affaires soient stables et aussi simples que possible, d’une part, et qu’elles soient respectées, d’autre part. C’est un principe de base sur lequel il serait souhaitable d’avoir l’engagement des futurs tenant du pouvoir. Par ailleurs, si le pays pouvait se doter d’une politique industrielle qui nous permette d’avoir des perspectives claires dans le pilotage de nos activités, ce serait encore mieux. Il faudrait que les priorités soient définies de manière concertée, en cohérence avec nos réalités et celles du monde qui nous entoure. Enfin, des dispositions doivent être prises pour encourager la production industrielle, notamment la mise à disposition des infrastructures nécessaires à son développement. Pour ma part, comme citoyenne de ce pays, j’espère qu’une prise de conscience collective conduira à un ordre nouveau et que nous retrouverons nos principes et nos valeurs. Nous devons reprendre confiance en nos institutions, croire en notre avenir et construire une nation solide, soucieuse de l’intérêt de sa population et capable de se lancer dans la compétition mondiale.
LaNation : Parlant d’entreprises franches, quels sont les défis que vous rencontrez dans le secteur ?
J.R.E : Tout d’abord, nous parlons de régime franc et non de secteur franc. Je voudrais saisir cette occasion pour redire que les entreprises franches ne sont pas uniquement dans le secteur du textile et de l’habillement, mais aussi dans le traitement informatique, l’agro-industrie, l’aquaculture et bien d’autres encore à Madagascar. A propos de défi, le plus important est de maintenir notre compétitivité. En effet, entreprise franche signifie, export et donc marché international. La production des membres du groupement est ainsi confrontée à des marchés très concurrentiels sur lesquels il faut être capable de proposer les meilleurs rapports qualité/prix, face à des concurrents qui ne subissent pas les mêmes contraintes que celles que nous connaissons ici à Madagascar. C’est donc à chacun de trouver les moyens de maitriser ses coûts, de présenter les meilleurs atouts pour capter des commandes et gagner des parts de marché. Cela repose sur des conditions de production favorables, sur des coûts de facteurs acceptables, sur le coût et la qualité de la main-d’œuvre et aussi sur des supports logistiques efficients.
LaNation : Pour protéger ce secteur avez-vous des propositions à soumettre ou des remarques à faire ?
J.R.E : J’apprécie que vous évoquiez l’idée de protéger ce régime qui a fortement contribué à consolider l’économie malgache, en améliorant le solde de la balance commerciale et en étant à l’origine de nombreuses créations d’emploi. En effet, malgré cela, les entreprises franches sont souvent décriées.

Certaines unités industrielles à Madagascar opèrent sur des segments très spécifiques où nous avons de réelles opportunités de faire du pays un des producteurs phares. C’est le cas pour la production d’un principe actif à la base de la fabrication d’un antipaludéen des plus efficaces au monde.
Je n’évoquerai plus la question de l’intégration verticale du secteur textile que vous avez déjà rapporté dans vos colonnes.
Ainsi, il serait intéressant que l’apport et le poids réel des entreprises franches dans l’économie malgache soient valorisés. Ceci mettrait en lumière le bénéfice qu’y gagne Madagascar et la nécessité même de leur donner plus d’envergure et pourquoi pas, plus d’attractivité à travers des incitations plus fortes à l’investissement. C’est véritablement l’une des voies pour développer l’industrie et nous savons tous que c’est une étape indispensable vers le développement économique.
LaNation : Comment voyez-vous les intérêts des travailleurs des zones franches, y-a-t-il des améliorations à apporter ?
J.R.E : Le travail en entreprise franche est souvent assimilé aux pratiques esclavagistes, avec raisons peut-être dans certains cas, mais il ne faut pas généraliser. Les membres de notre groupement en particulier, s’astreignent à créer un environnement de travail correct à leurs salariés et se conforment autant que possible à la réglementation du travail.
Il faut aussi savoir que dans certains secteurs, comme celui du traitement informatique qui connaît une forte montée en puissance à Madagascar, nous sommes sur des emplois à forte valeur ajoutée, avec des expertises de haut niveau qui mettent en valeur les compétences nationales. Certains de nos membres développent même des organisations, avec très peu d’hiérarchie et qui privilégient davantage la possibilité d’interchanger les postes.
Bien entendu, je ne dis pas que les conditions sont idéales, mais le travail y est normé et très souvent, constitue le premier pas vers une vraie carrière. Il faut aussi savoir qu’une économie telle que la nôtre, ne peut se prévaloir d’une couverture sociale maximale. Néanmoins, nous sommes loin au GEFP, de faire de l’exploitation, nous entretenons des relations suivies avec les syndicats et nous encourageons le dialogue social parmi nos membres.
LaNation : Quelles entreprises peuvent adhérer au GEFP ?
J.R.E : Comme son nom l’indique, le Groupement des Entreprises Franches et Partenaires peut compter parmi ses membres, des entreprises franches ainsi que des entreprises qui travaillent avec des entreprises franches. Il suffit pour cela d’avoir une existence formelle, de remplir des formalités d’adhésion très simples et de payer un droit d’inscription et une cotisation annuelle. Il est exigé des membres d’être respectueux de la législation en vigueur et des procédures administratives.

Racl.R
Tag :

Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...

Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ...

Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...

La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ...

La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ...

La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...

C’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ...

De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ...

Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...

Une soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ...