15/05/2013
Bons à rien, mauvais à tout ! La crise qui a durée depuis quatre ans a donné une réflexion aux observateurs de l’état financier du pays. Les militaires malgaches sont une des sources de dépenses inutiles de l’Etat. Il y a presque 20.000 militaires dont 300 à 600 haut gradés (colonels etc…), l’on se demande bien à combien s’élève les charges des contribuables pour financer les forces armées ? De plus, quelle est utilité des militaires, de cette pléthore de militaires ? Le pays n’est pourtant pas en guerre. Il est très fréquent de constater que des militaires sont souvent impliqués dans des affaires de braquages depuis 2009. Pourtant, certaines personnes tentent quelquefois de justifier le rôle des militaires en arguant qu’ils assurent la sécurité intérieure alors que des étrangers dominent les Malgaches par la mainmise de leurs propriétés sur plusieurs domaines.
Ces étrangers font main basse sur la richesse nationale, notamment sur les terres. Et les militaires restent bras croisés. Les contribuables se font racketter par le fisc pour payer le salaire des militaires qui ne font, à la longueur de journée que jouer au ballon, avec un peu de footing, ou des parties de jeux de carte. Plusieurs contribuables se sont posé la question sur l’utilité du Conseil militaire pour la Défense nationale (CMDN) dirigé par le gal Ranto Rabarisoa. Ils épongent le budget de l’Etat qui devrait être utilisés pour le développement économique du pays se trouvant actuellement dans le gouffre. En plus, presque tous les camps militaires se trouvent dans la capitale. Ils occupent des emplacements qui pourraient être bénéfiques pour de futurs centres commerciaux. Le RM1, le RAS, le RTS, la CAPSAT et bien beaucoup d’autres se trouvent en plein centre ville alors que la menace se trouve ailleurs. A moins que ces camps soient placés à ces endroits pour réprimer toute velléité de contestation politique. Dans ce cas précis, les militaires sont prompts à intervenir et à réprimer. De plus, ils ne produisent rien, pourtant ils se permettent encore de réclamer une exonération d’impôts sur les revenus salariaux et assimilés. On avance que les militaires sont là pour assurer la sécurité intérieure du pays alors que les dahalo continuent de faire parler d’eux dans certaines localités, notamment dans le Sud de Madagascar. Nos militaires ne sont même pas capables de mettre fin à ce phénomène, justement pour protéger le peuple et ses biens. Et coté politique, ils ont toujours le dernier mot alors qu’ils sont censés être neutres. Si la crise actuelle ne connaît pas encore jusqu’à présent son dénouement, c’est que les hommes en treillis y sont pour quelque chose. Finalement, soyons sérieux. Protéger la nation contre toute agression étrangère ? Allons donc !
Un « deal » avec le président !
Nombreux sont ceux qui suggèrent voire revendiquer que le recrutement de militaires cesse car c’est une dépense totalement inutile. Il est bien loin le temps où l’on parlait d’armée du développement. Cette période fait à présent partie du passé. Pourtant, si au moins l’armée voulait bien se rendre utile, à la fois socialement, coté sécurité, qu’économiquement, en produisant la terre ou par le biais de l’élevage, le pays n’en serait pas là où il se trouve actuellement. Même si une guerre est inévitable, avec une armée pareille, Madagascar ne battrait même pas les Comores. Alors pourquoi recruter des bons à rien ? Les militaires sont les réels facteurs de blocage au développement du pays car ils ne font rien à part intimider les contribuables qui, pourtant, paient leurs salaires, avec leurs kalachnikovs datées de l’époque soviétique. En termes de coup d’Etat, on peut par contre apprécier leur efficacité. Personne n’a oublié leur « pronunciamiento » contre le régime Ravalomanana en 2009. Il est donc évident qu’un « contrat » devrait s’effectuer entre l’armée et celui ou celle qui va être le premier président de la quatrième République, au bénéfice de ce corps hors de l’ordinaire pour un pays qui n’est pas en guerre, si le régime voulait gouverner en toute quiétude. Si l’armée voulait vraiment se rendre utile, elle devrait s’atteler aux diverses tâches utiles pour le pays, comme la réhabilitation des infrastructures routières. Tous les camps militaires de la capitale devraient être déplacés dans des endroits où le danger est vraiment présent, à proximité des localités de prédilection de « Remenabila ». Ils ont le même état d’esprit en fin de compte, n’est-ce pas ?
Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...
Lire la suite
Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ... Lire la suite
Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...
Lire la suite
La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ... Lire la suite
La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ... Lire la suite
La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...
Lire la suite
02/04/2013
Economie, Plateforme des femmes entrepreneurs : Atout dans la contribution à la sécurité alimentaireC’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ... Lire la suite
De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ... Lire la suite
Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...
Lire la suite
06/02/2013
Economie, Huiles essentielles de Madagascar : Une conférence au profit de School MadagascarUne soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ... Lire la suite
Visiteurs
612.751