22/05/2013
La maladie des points blancs, plus communément appelée « white spot », est une maladie des crustacés non transmissible à l’homme. Partout où elle sévit dans le monde, elle a eu des effets dévastateurs sur les productions aquacoles de crevettes. Ce virus a été détecté pour la première fois en 1992 en Asie. Il s’est ensuite propagé sur tous les continents pour atteindre l’Afrique de l’Est, avec les premiers cas identifiés au Mozambique, en 2011. Le virus a été détecté en avril 2012 sur les côtes malgaches. Un virus qui a créé la panique au sein des éleveurs.
Au regard des enjeux économiques significatifs, les autorités et les professionnels se sont mobilisés à travers un atelier régional, à l’hôtel IBIS à Ankorondrano, qui a réuni des institutions, professionnels et bailleurs de fonds autour des experts internationaux. Selon le Docteur Luc Ralaimarindraza de l’Autorité Sanitaire Halieutique, « Madagascar va vivre avec la maladie du point blanc ». Vu les expériences des autres pays, seul l’Australie a su maîtriser la maladie, mais il y a de nouvelles approches pour faire face au white spot. Mais on va trouver des solutions. Mais de là à maîtriser ou à éradiquer, on n’est plus là. Sachez qu’il y a des pays comme l’Equateur, qui ont vécu avec cette maladie et ont quand même pu doubler leur production ». D’après Claude Brunot, président du Groupement des Aquaculteurs et Pêcheurs de Crevettes de Madagascar ou GAPCM, « l’atelier a eu pour objectif d’exposer les situations des crevetticulteurs malgaches et mozambicains et aussi d’exposer, en comparaison avec ce qui a été fait au niveau de l’Asie, la Malaisie, l’Amérique du Sud et de l’Amérique central. Ces pays ont tous subi l’agression du white spot. On a vu les mesures qui ont été prises de façon à ce que l’on puisse déterminer en commun avec l’APCM, une politique commune et une gestion commune de la crevetticulture, face au white spot ». Madagascar est un pays exportateur de crustacés vers l’Union Européenne. Ainsi, sur les 9 829 tonnes exportées en 2012, 8 548 tonnes sont des crevettes et 4 952 tonnes proviennent de l’aquaculture.
Les gambas de l’Ankarana intact !
Même si le président du GAPCM affirme ne pas être tardif à réagir face à l’invasion du « white spot », une ferme dans le Nord de Madagascar fut épargnée grâce à leurs propres mesures. Salim Ismail de l’OSO Farming a souligné. «Tout d’abord, la maladie se propage à raison de 3km par jour et la première phase de précaution était de mettre en place des sentinelles tout au long de la côte ouest de l’Ile. Ensuite, nous avons immédiatement récolté les crevettes pour ne pas se trouver dans des situations à celle de la société Aquamen, qui a vu la destruction de sa production à cause du White spot. Ce plan de protection représente un investissement de 800.000 dollars pour la première phase. Donc, on a procédé à une récolte immédiate et à la réduction de la densité. Nous avions aussi engagé un programme de recherches avec des chercheurs de l’Université de Taïwan, qui visent à développer des souches plus résistantes. Le programme avance vite et lorsque les chercheurs auront identifié les gemmes qui permettent aux crevettes de résister à la white spot, alors nous allons les reproduire ». Pour cette ferme qui fut, jusqu'à maintenant, épargné des dégâts de la maladie du point blanc, il faut identifier les espèces de crevette plus résistantes, les élever et augmenter la population pour une meilleure production. Les objectifs de l’Atelier sont d’échanger sur les différentes expériences afin de définir les stratégies les plus adaptées à la situation régionale.
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