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14/09/2013
N° 379

 

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Le système est inexistant à Madagascar

31/05/2013

Le système d'étoiles de classification est commun pour donner un avis sur les hôtels et de les classer parmi les hôtels luxueux. La Grande île ne possédant pas encore de système de notation pourrait néanmoins rendre la visibilité des hôtels. Sen Ramsamy, Directeur du département Hôtel, tourisme et loisir de KPMG, dans un interview, a donné plus de précision sur l’importance de la classification hôtelière en vue d’un développement du secteur.

La Nation : Vous avez passé beaucoup de temps à Madagascar, quel est le constat que vous pourriez donner sur les hôtels à Madagascar ?
Sen Ramsamy : C’est vrai, j’ai fais beaucoup de formation à Madagascar et je connais bien les hôtels et restaurants. Je constate un grand changement et une nette amélioration au niveau du tourisme en général. Je crois qu’il y aune passion extraordinaire chez les malgaches pour recevoir les gens. Les malgaches font des choses simples mais qui rendent heureux les clients. Celui-ci par la suite, a envie de revenir et c’est un aspect que beaucoup de pays ne possède pas. Ces pays ne pensent qu’à l’aspect commercial dans l’opération hôtelière tandis qu’à Madagascar, il y a un coup de cœur pour les visiteurs et moi-même en suit amoureux de ce pays. Je vois un grand élan au niveau du secteur privé et beaucoup de changements positifs. Et malgré la situation politique morose, les valeurs sont toujours là ! C’est le point fort que les touristes aiment à Madagascar et ils vont venir en masse si les mesures pour les attirer sont là.
La Nation : Selon vous, quelle est l’importance de cette classification ?
Sen R : Disons que c’est une remise en ordre dans les hôtels et leurs clients seront mieux informés. En même temps, c’est un moyen d’encouragement des hôteliers à faire mieux. Si aujourd’hui, c’est un 3 étoiles, avec un petit effort il peut devenir un 4 étoiles ainsi de suite. On ne classifie pas pour se faire plaisir ou bien parce que c’est tendance mais on le fait pour le client. Il doit se retrouver ! Le client sait ce qu’un « 5 étoiles » veut dire mais dès qu’il vient dans la région, on lui dit que ceci est un hôtel à 5 « ravinala », cela pourrait être un 3 ou un 4 étoiles. Donc, il faut un minimum de standard pour que le client sache à quoi s’attendre. Il faut que 5 ravinala correspondent à 5 étoiles.
La Nation : Pour un pays touristique en voie de développement comme Madagascar, cette classification doit-être obligatoire ou non ?
Sen R : C’est une question de politique du gouvernement et le niveau de dialogue avec le secteur privé. Le gouvernement pourrait bien l’imposer ! Moi, je préfère que ce soit obligatoire parce que quand c’est volontaire, certains peuvent entrer dans le système et certains non. Alors que tout le monde doit être sur le même pied d’égalité. Le gouvernement, le secteur privé et les autres parties concernées doivent s’asseoir ensemble pour dialoguer sur ce qui est opportun pour Madagascar dans son ensemble. Il n’y a pas encore de système de classification à Madagascar or les autres pays en possèdent déjà. Cela aide le client avant de venir ici car il doit savoir si c’est un 5 étoiles ou sinon, par rapport au prix qu’il paiera, il saura la classification de l’établissement. Il ne peut pas payer x somme et demander un service 5 étoiles alors qu’aucun service de ce genre est disponible. Il ne faut pas qu’une personne paie le prix fort en Europe et quand il vient dans la région, un 5 étoiles est moins cher. Non, il faut que ce soit au même pied d’égalité. Quand vous cherchez un service 5 étoiles en Asie, en Amérique, en Europe, vous devriez payer le même prix que lorsque vous venez dans la région.
LaNation : Pour terminer, quelles sont les critères pour classifier un établissement hôtelier ?
Sen R : C’est difficile de vous dire les différents critères car ils sont environs 600 à 700 mais pour simplifier, il faut tout revoir. On peut avoir des critères mais le plus important est d’avoir un système informatisé pour valider, déterminer le nombre d’étoiles qu’un hôtel peut avoir. Il ne faut pas que ce soit subjectif par rapport à l’humeur de l’inspecteur. Donc, il faut éliminer l’aspect subjectif, les risques de favoritisme, de corruption dans le système mais il faut garder la transparence. Informatiser le système de classification donnera le professionnalisme et c’est ce que j’ai toujours conseillé.

Racl.R
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