01/06/2013
Le secteur privé n’a eu de cesse de dénoncer la dégradation de la situation économique et sociale au cours de ces 4 années de crise. Les chiffres sont alarmants, avec plus de 300.000 demandes d’emplois supplémentaires et les trois quart de la population vivant sous le seuil de la pauvreté. Cette paupérisation s’est accompagnée d’une dégradation de l’environnement des affaires, caractérisé par l’insécurité physique, juridique et fiscale. Sur ce, le secteur privé décide de ne plus payer leurs impôts à la caisse de l’Etat mais vont les placer dans une caisse de dépôts et de consignation, avant el rétablissement de l’Etat de droit.
Les « cochons payeurs » en ont ras-le-bol de subir le jeu des politiques et de leurs diverses manœuvres. Lors d’une conférence de presse organisée par tous les opérateurs du secteur privé, hier à la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Antananarivo sise à Antaninarenina, ces derniers ont fait la déclaration solennelle comme quoi, tout contact institutionnel sera suspendu. Les autorités n’ont pas réagi à la sonnette d’alarme du secteur privé. Pire, dans une situation où la crise acridienne met en péril les moyens de subsistance de 60% de la population devient une réalité, le régime de la transition reste les bras croisés. La population, y compris le secteur privé, ne sait plus qui est en charge des affaires nationales. Ntsoa Andriamifidimanana du Fivmpama a souligné. « L’Etat ne prend pas ses responsabilités au sérieux. Les démarches des responsables sont réalisées dans le but de sous-estimer la population et les entreprises à Madagascar. A quel moment dans l’histoire seront-ils conscients de ce qu’ils font ? ». En attendant que la crise politique se calme, tous les opérateurs ont décidé que désormais, tout paiement de la TVA se fera au profit d’une caisse de dépôts et de consignation. Notons que ceux qui ont signé la déclaration, représentent les 90% des taxes et impôts dans la Grande île. Ils ont souligné qu’ils ne savent plus quel service ou entité et rattaché à quelle autorité, doit percevoir les impôts, compte tenu du flou actuel. Si les responsables continuent de faire la sourde oreille, les opérateurs économiques en feront de même.
Une demande de remise en ordre
L’heure est grave, le secteur privé refuse que la spirale infernale de la déchéance économique et sociale se poursuive. C’est pourquoi, il demande un sursaut national de toutes les forces vives de la nation afin de rétablir l’Etat de droit, d’accélérer la sortie de crise et d’assurer le respect de la démocratie par l’organisation d’élections justes, équitables, transparentes et reconnues par tous. En attendant l’aboutissement de ces requêtes et face à l’imbroglio juridique et à l’instrumentalisation des lois à des fins politiques, le secteur privé ignore tout interlocuteur au sein de l’administration. Lundi prochain, il y aura un dialogue entre le secteur privé et l’Etat, mais le secteur privé a décidé de ne pas y participer. La situation devient de plus en plus corsée pour les Malgaches car toute suspension du règlement des impôts du secteur privé, aboutira fatalement au non-paiement des salaires des fonctionnaires. A qui la faute ?
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