10/06/2013
Le potentiel économique de la Grande île est énorme, rien qu’à voir l’affluence d’étrangers. La situation des Malgaches ne s’est jamais pourtant améliorée. Au contraire, la pauvreté des ménages ne fait que toucher plus de gens et les effets sont palpables.
Les premières estimations de la Banque mondiale indiquent que, « de 2008 à 2013, la proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté (qui était déjà élevée avant la crise) a sans doute augmenté de plus de 10 points de pourcentage. Aujourd’hui, plus de 92% de la population vit avec moins de 2 dollars PPA (parité de pouvoir d’achat) par jour, ce qui fait de Madagascar l’un des pays les plus pauvres du monde. Avant la crise, la croissance économique de Madagascar était en moyenne de 5% par an. Toutefois, pendant la période 2009-2013, la croissance a été nulle. En prenant comme référence une croissance annuelle de 5%, le PIB en 2013 aurait été de 20% au-dessus de son niveau actuel, ce qui aurait représenté 8 milliards de dollars supplémentaires pour l’économie malgache ».
Des années de développement socio-économique perdues
Selon toujours la Banque mondiale, l’économie de la Grande île est au point mort et le revenu par habitant a chuté. Madagascar a connu une forte croissance démographique (2,9%), la population ayant augmenté de plus de 3 millions de personnes de 2008 à 2013. Avec un revenu national qui stagne, le revenu par habitant en 2013 est retombé à son niveau de 2001. Le maintien de la stabilité macroéconomique a dû se faire sous une pression croissante. Les recettes fiscales sont en baisse, la fraude fiscale a augmenté, et la capacité à maintenir le niveau des dépenses globales est remise en cause en raison des pressions politiques, des grèves et des chocs. L'aide officielle sur la période 2009-2013 a chuté d'environ 30%, avec une proportion importante transférée vers des programmes humanitaires. L’invasion acridienne en cours menace la production agricole et la sécurité alimentaire. L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ou FAO estime que jusqu'à 60% de la récolte de riz sont menacées. La crise politique représente un obstacle à la mise en place d'une réponse appropriée. La résilience du secteur privé au cours des premières années de crise est de plus en plus mise à l’épreuve car Il y a eu peu de nouveaux investissements nationaux ou étrangers. On a appauvri le pays et les responsables sont sous nos yeux, tranquilles.
Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...
Lire la suite
Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ... Lire la suite
Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...
Lire la suite
La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ... Lire la suite
La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ... Lire la suite
La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...
Lire la suite
02/04/2013
Economie, Plateforme des femmes entrepreneurs : Atout dans la contribution à la sécurité alimentaireC’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ... Lire la suite
De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ... Lire la suite
Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...
Lire la suite
06/02/2013
Economie, Huiles essentielles de Madagascar : Une conférence au profit de School MadagascarUne soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ... Lire la suite
Visiteurs
612.413