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14/09/2013
N° 379

 

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La réhabilitation des infrastructures exigée

20/06/2013

Le groupement des opérateurs économiques de Maroantsetra hausse le ton contre le désenclavement de la région car les infrastructures de transport sont dégradées. Les activités économiques de cette région sont en difficulté et les opérateurs économiques interpellent les responsables étatiques sur la dégradation des routes et surtout celle de la piste d’atterrissage. Beaucoup dépend de ces infrastructures et que l’Etat doit y trouver la solution au plus vite.

Une rencontre avec la presse a été organisée par les représentants des opérateurs économiques de Maroantsetra à l’hôtel Ibis hier dans la matinée. La dégradation de la piste d’atterrissage est l’une des causes de l’enclavement de Maroantsetra car faute d’entretien de cette infrastructure, les avions n’osent plus s’aventurer dans cette localité. La sécurité des passagers reste le souci des compagnies aériennes qui utilisent cet aérodrome et ces dernières, notamment Air Madagascar, ont décidé de ne plus desservir Maroantsetra. Selon Sadekaly Asrafhoussen, gestionnaire de l’aérodrome de Maroantsetra, « la situation dans cette région est grave car des vols ont été suspendus. Air Madagascar a retiré leur ATR 72 et 42 car les pistes d’atterrissage sont en mauvais état. Ce qui veut dire que la population de Maroantsetra risque d’être coupée du reste de l’île. Nous avons rencontré les responsables de l’Aviation Civile de Madagascar et ils nous ont dit qu’ils trouveront des solutions mais nous voulons rencontrer le Premier ministre pour exposer notre cas ». Selon ces opérateurs économiques, l’aérodrome n’a pas été entretenu depuis 38 ans déjà.
Infrastructures routières plus endommagées
Les opérateurs économiques ont souligné que Maroantsetra est devenu une île à l’intérieur d’une île. La seule voie de desserte utilisée par la population de cette région reste la voie terrestre, c'est-à-dire, par route. Or celle-ci est la plus dégradée des infrastructures à Maroantsetra. Il faut en effet, quatre à cinq jours de voiture pour aller de Tamatave à Maroantsetra. Le prix des denrées dans la région a enregistré des hausses à cause de la dégradation des routes. C’est la seule région où le carburant est acheminé par voie maritime à l‘aide de petites embarcations. Pour cette raison, l’essence s’achète à 8.000 à 10.000 ariary le litre. Selon les dires de ces opérateurs économiques, « c’est le code routier qui est le problème car les représentants des travaux publics dans la région de Maroantsetra, n’ont pas de budgets pour procéder à des entretiens mais c’est la direction générale qui doit s’en occuper étant donné qu’il s’agit de la RN5 ». La route entre Maroantsetra et Tamatave est d’une longueur de 400 km mais avec les déviations et autres difficultés, cela peut arriver jusqu’à 450 km. La route est tellement pourrie qu’il faut passer par 22 bacs pour arriver à destination. Ces opérateurs revendiquent aussi la réouverture du bureau de la douane, fermé pour des raisons inconnues, mais aussi le dépôt LPSA pour stocker les carburants. Ces deux infrastructures ont été fermées alors que les opérateurs économiques ont pu faire usage de ces derniers pour leurs activités. Les opérateurs économiques de la région de Maroantsetra se sentent totalement délaissés et qu’ils ne peuvent plus attendre la fin de la Transition pour se manifester car il semble qu’on leur a dit qu’aucun investissement n’est possible durant cette période transitoire.

Racl.R
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