25/06/2013
La ville de Tamatave est au cœur d’une tension qui oppose la société Enelec et la Jirama. Il est connu à présent qu’Enelec, fournisseur d’électricité pour la Jirama dans la ville de Tamatave, est à présent dans l’incapacité de fournir cette énergie faute de moyen financier.
Il semble que la Jirama n’a pas respecté sa part de contrat en payant cette société pour ses services rendus. Il s’agit de plusieurs millions d’euros. Comment l’Etat espère-t-il payer 10 millions d’euros avec sa situation actuelle ? Les autorités locales, des forces de l’ordre ainsi que le directeur général de la Jirama ont apporté un soi-disant décret venant du ministère de l’Energie, obligeant la société Enelec à poursuivre son approvisionnement en électricité pour la ville de Toamasina. Rappelons que la société Enelec produit de l’électricité pour la Jirama sans être payée et ce, depuis plusieurs mois et faute d’argent, n’est plus en mesure d’entretenir les centrales thermiques entraînant les problèmes de délestages dans la ville de Toamasina. Une des unités de production de la société Enelec, fournissant 3,6 mégawatts d’électricité a décidé de suspendre ses services envers la Jirama la semaine dernière. La seule unité de production en marche fournit 10 mégawatts et elle menace aussi de suspendre ses services due aux non paiement des arriérés. La société ne peut plus acheter les pièces, les consommables, les lubrifiants et les interventions techniques des spécialistes étrangers car la Jirama n’a pas pu payer ses dettes qui s’élèvent à plusieurs millions d’euros. Comme toujours, l’Etat attend le dernier moment pour faire des promesses de paiement. Le décret stipule que la société Enelec doit reprendre ses activités car le paiement de leurs arriérés est déjà en cours. Que de sottises et de fausses promesses. Pourquoi n’ont-ils pas payé depuis tout ce temps ? Il est bon de souligner que d’après le bulletin mensuel Tahiry du Trésor public, la Jirama représente un gouffre financier extraordinaire d’un montant mensuel d’Ar 20 milliards, soit un total d’Ar 240 milliards pour toute l’année. Avec quoi pense-t-elle payer une dizaine de millions d’euros ?
Menace de réquisition
Les opérateurs économiques et la population de la ville de Toamasina sont entre le marteau et l’enclume car ils ne sont que des victimes dans cette histoire. La société Enelec a complètement ignoré le décret du ministère de l’Energie et une menace de réquisition est à craindre. L’Etat sait bien procéder de cette manière et en fin de compte, tout ce qui travaille en prestataire pour l’Etat, finit par subir ce genre d’arbitraire. Certains quartiers de la ville de Toamasina pourraient bien ne plus avoir d’électricité sauf si l’Etat réquisitionne les matériels de l’Enelec et actionne les centrales thermiques.
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