29/06/2013
On ne parle pas ici de « Malok’ila » ou de « 104 » mais on parle d’industrie du cinéma. Le marché du cinéma à Madagascar est à la croisée des chemins car les connaisseurs de films à l’étranger commencent à reconnaître les talents et les œuvres des jeunes cinéastes malgaches. Par contre, un écart se creuse entre ceux qui veulent rester dans la médiocrité et ceux qui recherchent la qualité. Or, ces derniers manquent d’appui financier.
La Grande île commence à être connue, grâce aux jeunes talents qui participent souvent aux divers festivals internationaux. L’industrie du cinéma peut faire tourner l’économie et vivre plusieurs centaines de personnes, d’après Andriamahery de la direction des Arts et de la promotion artistique (DAPA) au sein du ministère de la Culture et du patrimoine, hier lors d’une table ronde organisée par l’association « T-Movie ». Selon un jeune réalisateur et aussi président de fédération des Cinéastes Malagasy, Ludovic Rianando Randriamanantsoa, « on a les compétences de faire un film de qualité mais nous n’avons pas de soutien financier assez important car il faut de l’argent pour réaliser un film de qualité. Pour faire du film, il ne suffit pas seulement de filmer n’importe où. Un bon scénario requiert des descentes sur terrain pour éviter des scripts caricaturistes et un film médiocre comme résultat. Donc, des fonds sont nécessaires pour effectuer ces enquêtes. Depuis mon retour de Marrakech, je n’ai eu qu’une seule opportunité de faire cela ». Selon ces jeunes cinéastes professionnels, qui ont dépassé l’ignorance depuis leurs formations au Marrakech, la révolution est au rendez-vous mais les appuis surtout les financements font défaut. Des millions de dollars sont en jeu en termes d’exploitation cinématographique à l’étranger. A Madagascar, l’industrie du cinéma fait face à des enjeux car les producteurs se contentent de la médiocrité au lieu d’investir dans une qualité en consultant les professionnels.
Payés par les contribuables étrangers
Il semble que les vrais professionnels de ce métier vivent de l’argent des contribuables étrangers car ce sont eux qui apprécient leurs talents à leurs justes valeurs et que la plupart des producteurs malgaches ne font qu’exploiter les cinéastes malgaches. Luc Razanajaona, un jeune producteur malgache, renommé pour ses talents, passe son temps à l’étranger pour écrire des scénarios pour le compte des producteurs étrangers. « Je vis de l’argent des contribuables étrangers car ils me paient pour venir chez eux pour écrire un scénario ! Au mois de septembre, j’irai en Israël pour écrire un autre film et je peux bien affirmer que beaucoup de boîtes étrangères m’ont proposé du boulot. Les cinéastes malgaches possèdent le talent pour faire de bons films car lors des festivals de cannes, les étrangers sont toujours impressionnés ». Le seul marché dans le monde du cinéma qui trouve une lueur est la vente de scénario car les producteurs étrangers les achètent 5.000 à 10.000 euros comme ce fut le cas dans la ville Tamatave où un jeune scénariste a pu recevoir une avance de 5.000 euros sur un projet de film. Les acteurs malgaches sont payés aux environs de 80.000 ariary/mois de tournage et même moins mais cela varie selon les maisons de productions. Or, leurs salaires doivent être à 800.000 ariary/mois de tournage selon le syndicat des cinéastes malagasy.
Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...
Lire la suite
Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ... Lire la suite
Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...
Lire la suite
La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ... Lire la suite
La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ... Lire la suite
La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...
Lire la suite
02/04/2013
Economie, Plateforme des femmes entrepreneurs : Atout dans la contribution à la sécurité alimentaireC’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ... Lire la suite
De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ... Lire la suite
Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...
Lire la suite
06/02/2013
Economie, Huiles essentielles de Madagascar : Une conférence au profit de School MadagascarUne soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ... Lire la suite
Visiteurs
612.874