12/07/2013
Les opérateurs économiques face à la crise, vivent au jour le jour dans l’angoisse car la situation économique du pays ne semble pas s’améliorer. Sylvia Pagès-Bessié, opérateur économique, gérante d’une société de jus de fruit, explique dans cet interview la présente situation et les potentiels inexploités dans la Grande île. Etant donné que c’est un gouvernement de transition, les opérateurs économiques espèrent que le prochain fera mieux.
LaNation : Selon votre point de vue, comment décrivez-vous la situation actuelle des activités économiques dans le pays ?
Sylvia Pagès-Bessié : Je peux dire que la situation est un peu difficile dans le domaine de l’exportation car en ce moment, ce sont les opérateurs économiques qui sont dans l’incapacité de négocier sur un marché extérieur. Certes, nous avons des techniciens qualifiés mais nous ne sommes pas en mesure de combler un marché. Je pense que nous devrions tout d’abord prendre soin de nos produits avant de penser à l’exportation.
LaNation : Est-ce que le problème vient de la quantité des produits ou bien y a-t-il des raisons particulières à cela ?
SPB : Les produits existent bien au pays. Prenons par exemple le secteur fruit qui est mon domaine d’activité. Ce sont les fruits qui n’ont plus la qualité adéquate parce qu’il n’y a plus quelqu’un qui se lance dans la culture de fruits. A Madagascar, on ne fait que de la collecte et tant que personne ne se lance dans la culture intensive, il sera difficile pour nous d’obtenir un marché. Ensuite, la quantité. On n’obtiendra jamais de marché si on ne peut pas satisfaire la demande d’un client. Donc pour être compétitif, il faut se lancer dans la culture intensive. Face à la mondialisation et à l’insuffisance alimentaire, c’est l’agroalimentaire qui est une priorité dans le monde. Nous devrions saisir cette chance nous sommes un pays à vocation agricole.
LaNation : Comment gérez-vous cet enjeu ? Existe-t-il des formes de coopération pour y faire face ?
SPB : On travaille de près avec les agriculteurs car sans eux, on ne peut exporter, même pas un kilo de fruit. Ils ont besoin d’encadrement technique dans l’agriculture et on les aide un peu avec les engrais et les divers intrants. C’est sous cette forme de coopération que nous arrivons à exporter nos produits jusqu’à présent.
LaNation : Est-que ce sont les agriculteurs qui n’aiment pas pratiquer la culture intensive selon vous ?
SPB : Non, c’est la pratique qui n’existe pas en ce moment dans la Grande île parce que cela requiert beaucoup de matériels. Or, tant que nous ne faisons pas cette culture intensive, les prix des produits agricoles seront toujours chers. Il est fort possible que nous soyons très compétitifs sur le marché international en intégrant l’agriculture intensive. Il ne faut pas attendre des années pour le faire, il faut agir dès maintenant.
LaNation : Face au problème de matières premières exportées brut à l’extérieur, quelle est votre opinion sur le sujet ?
SPB : Je pense qu’il devrait y avoir plus de transformation possible sur place et qu’il ne faut pas exporter les matières premières brutes. Donc, il devrait y avoir de dispositions légales du ministère du Commerce, interdisant la sortie des matières premières brutes. En tant qu’opérateur, plus la valeur ajoutée reste au pays, plus les Malgaches ont de quoi à faire et plus les produits exportés ont plus de valeur. Si on exporte les matières de base seulement, ce sont les étrangers qui auront les marges bénéficiaires. En résumé, la situation des opérateurs économiques s’obscurcit de jour en jour mais nous espérons bien que le prochain gouvernement pensera plus à l’entreprenariat.
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