13/07/2013
La conjoncture actuelle empêche chaque citoyen de jouir du minimum de droit à une vie saine et épanouie. Le Malgache semble être mis à l’écart et ce sont les étrangers et les spéculateurs qui tirent profit des diverses richesses du pays. Cette situation ne fait que favoriser la corruption car les lois et autres dispositions légales privent souvent la majorité des Malgaches à avoir un revenu décent pour une vie meilleure. Explications.
La situation actuelle des activités économiques prête à conclure que le Malgache ne jouirait jamais d’une vie décente et commode. Si un Malgache tente d’améliorer son mode de vie en essayant d’acquérir plus de biens, il existe toujours des dispositions légales qui l’empêchent d’y parvenir. C’est que les intérêts de quelques privilégiés seront compromis si l’Etat permet à tout le monde d’avoir accès plus facilement aux divers produits d’importation, comme une voiture par exemple. L’Etat trouve toujours les moyens de dresser une barrière douanière à tout Malgache qui désire effectuer directement ses achats à l’extérieur pour « protéger » les revendeurs et autres concessionnaires ou représentants exclusifs d’une marque. Les importateurs et revendeurs de voitures d’occasion sont les premières victimes de cette situation déplorable. Tout le monde se plaint des tarifs douaniers exorbitants quand il s’agit d’importer de voiture d’occasion car les frais de dédouanement dépassent largement leur prix d’achat. Un importateur de voiture explique. « Normalement, les voitures d’occasion ne coûtent pas cher mais c’est toujours les taxes douanières qui sont extrêmement élevées. J’ai projeté d’acheter une Mercedes ML 210 de Hong Kong à 10 millions d’ariary mais j’avais besoin de 24 millions d’ariary pour la dédouaner. On peut acheter une Audi Q7 à 20 à 30 millions d’ariary mais il en faut plus que le double pour l’affranchir de la douane. Si on a la chance de connaître une personne au niveau de la douane, ces frais de dédouanement pourraient être par chance revue à la baisse ». Il est souvent dénoncé par ces importateurs de voitures d’occasion que les textes et lois sur le dédouanement des véhicules ont été appliquées à leur endroit parce que cette activité d’importation gêne celle des concessionnaires automobiles de la Grande île. Il n’est pas trop surprenant de voir des véhicules très usées qui roulent encore dans les villes car le Malgache n’a guère l’occasion d’acheter des véhicules décents à cause des frais de dédouanement. Les questions se posent en ce moment, s’il n’y aurait pas une entente suspicieuse entre ces concessionnaires et l’Etat. C’est cette frustration de la population qui favorise la corruption. On remarque qu’à chaque fois qu’il y a des mesures restrictives, la corruption tend à prendre le dessus. Par la suite, ce n’est pas également une surprise si les restrictions douanières exagérées n’incitent les gens à recourir aux pots-de-vin. C’est le cas au niveau des contrôles techniques qui autorisent certains véhicules, quasiment hors d’usage, à encore rouler. Il fut un temps où les responsables du concessionnaire SODIAMA a émis un communiqué faisant part qu’ils ne vendraient plus de pièces de voiture de marque Audi, à toute personne dont la voiture n’a pas été achetée chez eux. Pour les professionnels, c’est tout simplement un « refus de service », un acte puni par la loi. Donc, c’est encore une forme de monopole comme celle des PPN par les Karana et autres étrangers au pays.
Et pour les Malgaches ?
Ce constat de la situation des revendeurs de voitures d’occasion reflète la volonté des dirigeants qui ne font que privilégier les intérêts des étrangers. Des mesures strictes sont en effet appliquées lors des visites techniques alors qu’on prive le Malgache à acquérir de véhicules décents. Il fut un temps où les voitures de conduite à droite ont été prohibées. Pourtant, en tant que membre de la SADC, le pays est contraint d’accepter les mêmes réalités que les autres pays membres. Si les dirigeants qui se sont succédé à Madagascar pensent vraiment à primer le bien-être de la population avant leurs intérêts particuliers, une politique douanière et fiscale doit être instaurée où une baisse des tarifs douaniers sur les marchandises à même d’apporter plus de bonheur aux Malgaches, est fortement souhaité. Cela est possible et n’affecte en rien les recettes douanières. Car il suffit que l’Etat, une fois que le Malgache tire avantage de cet allègement fiscal, oriente la consommation de l’individu, devenu crédible pour d’autres investissements et consommations. L’Etat a bien libéralisé l’entrée des téléphones portables. Pour l’intérêt de qui ? Toujours est-il que le prix de ce mode de communication a énormément chuté et qu’actuellement, la majorité des Malgaches a son propre portable. Seulement, si un individu arrive à se procurer un téléphone portable, il n’a guère le choix qu’entre trois opérateurs téléphoniques dans la Grande île. La corruption règne dans la Grande île car aucune loi n’est appliquée.
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