06/08/2013
La situation s’annonce grave dans les quelques agences immobilières de la capitale. A cause de la situation qui prévaut actuellement, les Malgaches ne peuvent plus se permettre plus de confort. La chasse aux maisons, dont le loyer est le moins coûteux, semble être une occupation quotidienne de plusieurs ménages. De par le pouvoir d’achat très bas, la majorité des locataires est à la recherche constante d’un loyer moins cher.
La plupart des Malgaches ne possèdent pas un toit pour se loger. Ils sont obligés de se démener de gauche à droite pour trouver une maison ou un appartement à louer, correspondant à leur capacité financière. Les agences immobilières qui offrent ce type de service se trouvent en ce moment dans l’extrême difficulté car la plupart d’entre eux affirment une baisse en termes de revenus, depuis la crise. Rolland de l’agence Finoana, sise à Antaninandro, raconte. « Les activités ont chuté de 80% depuis la crise. Il y a beaucoup de personnes en ce moment, qui n’ont pas de travail et ne sont plus en mesure de louer une maison. Ceux qui peuvent encore le faire, ont dès fois le choix entre rester dans leur appartement actuel ou trouver un moins cher pour limiter les dépenses. Et ils sont constamment à la recherche du moins cher. C’est le cas justement d’un client qui, auparavant, avait loué une maison à 800.000 Ariary. Mais plus tard, il a déménagé dans un appartement à 360.000 Ariary et maintenant il vit dans un local à 160.000 Ariary. Tout cela pour montrer que la situation est grave pour nous en tant qu’agence immobilière mais surtout pour les Malgaches. Nous avons même observé qu’il y a plus de gens qui vendent leur maison pour on ne sait quelle raison, alors que le problème de logement est flagrant ». La majorité des Malgaches louent des maisons ou des appartements. Le choix n’est plus alors dicté par des accommodations voulues mais imposé par le contenu de son portefeuille. Selon Rolland, les maisons les plus prisées sont celles à moins de 200.000 Ariary. Mais les plus pauvres optent pour un loyer de moins de 100.000 Ariary. Et on ne parle plus des familles dont le revenu de la famille (père et mère) est au niveau du salaire minimum qui est d’environ 108.000 Ariary. Les ménages malgaches sont confrontés à une lutte énorme que les dirigeants actuels s’en fichent comme leur premier million.
Des freelances partout !
La réalité aussi montre que passer des annonces par l’intermédiaire des agences immobilières est plus cher que d’engager des freelances. Il y a plusieurs personnes dans les divers quartiers qui doivent être contactées par ceux qui n’ont pas les moyens de s’offrir les services d’une agence immobilière. Ces personnes travaillent sur des commissions et sont d’une aide importante pour ceux qui n’ont pas assez d’argent. D’après un père de famille, « l’Etat doit hausser les salaires minimums car les salaires actuels ne nous permettent pas d’avoir un minimum de confort si l’on parle de foyer ». Ce père de famille de 5 personnes vivant dans une habitation d’une pièce seulement avec une cuisine et les toilettes à l’extérieur, ne demande qu’un minimum de confort. Plusieurs louent des locaux d’une seule pièce à 20.000 à 30.000 Ariary et qui n’ont même ni douche ni WC. L’on se demande bien comment font les locataires pour prendre leur douche ou pour faire leur besoin. Les dalles et les petits égouts dans les quartiers sont devenus des dépotoirs de fortune. Certains vont même jusqu’à faire leurs besoins dans des sachets plastiques pour ensuite les jeter carrément dans la rue. Une tragique situation à laquelle, une grande partie de la population vivent chaque jour.
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