Journal La Nation : « La Nation » le quotidien d’informations et d’actualité, est un journal quotidien de 16 pages minimum au format standard des quotidiens Nationaux de la place. Elle est déjà sur le marché, présente à Antananarivo et dans les provinces.

Edition du

14/09/2013
N° 379

 

Recherche Journal

Archive Economie

Dans le collimateur de l’UCTU

16/11/2012

L’Union des Coopératives des Transports Urbains (UCTU) va faire respecter la discipline ! Les consommateurs sont invités à contacter le bureau de l’UCTU si certains transporteurs ne se conforment pas aux dispositions règlementaires établies. En effet, la qualité de services promise par l’UCTU n’est pas souvent respectée. Il en est de même des consignes qui leur sont données, comme les tickets numérotés ! Dans le but de faire respecter ces nouvelles règles, l’UCTU lance un appel aux consommateurs pour qu’ils dénoncent un non-respect à la qualité de service. Ils ont tout de même payé 400 ariary.

La chasse est ouverte ! Les consommateurs peuvent désormais dénoncer les taxi-be qui n’offrent pas la qualité de service recommandée par l’UCTU. Il s’avère que des mesures ont été établies pour compenser la hausse des tarifs à 400 ariary. C’est ainsi que l’UCTU exige, outre la qualité de service, l’hygiène du chauffeur et de son aide, le respect des voyageurs. L’UCTU réprime le non-respect des itinéraires, les « débout » et les surcharges, les places au « tamboho » (espace derrière le chauffeur), les chaises mal capitonnées, chauffeurs et receveurs qui fument. « Quand ces transporteurs ne se soumettent pas aux règlements et n’offrent une qualité de service satisfaisante, nous prions les consommateurs de faire des réclamations. Il faut bien sur nous fournir le numéro de la voiture fautive ainsi que le nom de la coopérative pour qui elle est affiliée. Nous prendrons les mesures nécessaires selon la gravité des infractions commises. Nous avons déjà entendu les plaintes de quelques usagers qui nous ont appelés. On a par la suite, sanctionné 5 chauffeurs et receveurs. Une commission a été mise en place pour le suivi des qualités de service, un service de contrôle. Toutes les coopératives possèdent des représentants de contrôle avec une carte de contrôleur. La police communale est aussi censée nous aider dans le contrôle de qualité. Nous rassurons les consommateurs que nous essayerons de donner meilleure satisfaction, mais en temps voulu », souligne le président de l’UCTU Bernardin Andrianambintsolomora. Il est aussi à préciser que ces conditions imposées par l’UCTU sont applicables même à ceux qui maintiennent les tarifs à 300 ariary. Car ces véhicules sont toujours membres de l’UCTU et que la décision de maintenir les tarifs à 300 ariary est le choix des propriétaires et non de l’UCTU. Donc, ils sont tenus à respecter la qualité de service autant que les autres pour éviter les traitements inégaux.
Faute à l’Etat !
Le syndicat des transporteurs, par le biais de son président, Hery Rakotoarisoa a aussi émis un message aux consommateurs. « Ne nous détournons pas de la requête que nous avons faite, il y plusieurs mois de cela, le tarif à 700 ariary ! Nous avons promis de maintenir le tarif à 300 ariary à condition que l’Etat nous aide à combler le reste c'est-à-dire les 400 ariary. Ce n’est qu’après le refus d’aide de l’Etat que nous avons décidé de monter le tarif à 400 ariary. Comment se fait-il que le précédent régime était capable de nous subventionner et celui-ci non ? Or en 2008, nous avons pu bénéficier d’une subvention de 30 litres par jour, soit 200 ariary par litre. Pourquoi l’Etat nous force-t-il à baisser le tarif sans nous venir en aide en retour ? », souligne Hery Rakotoarisoa. Ces opérateurs ont ajouté aussi que 67% des coûts d’exploitation sont destinés seuls au carburant et, de ce fait, ils ne pourront pas s’en sortir. A qui la faute, se demande les observateurs.

Racl.R
Tag :

Si la Grande île connaît un tel déclin économique, c’est pour la simple raison qu’il n’y a jamais eu une transition économique depuis que le libéralisme économique dans les anné ...

Pour un pays à potentiel agricole comme Madagascar, prendre avantage des ressources disponibles pour relancer une économie est à considérer. ...

Le bois de rose ne fait qu’agrémenter les ambitions de certaines entités et autres organismes. En outre, il crée des polémiques à n’en plus finir dans le microcosme socio-économique du pay ...

La tendance à la hausse sur le marché du riz ne cesse de se produire et commence à s’étendre vers d’autres régions. ...

La destination Madagascar a été récemment chamboulée par l’insécurité créant ainsi une diminution des touristes en période de vacances. L’adhésion du Vanilla Island Or ...

La croissance de la productivité agricole est un enjeu de taille pour l’évolution de l’économie rurale. Le renforcement de la formation de base des producteurs et en particulier des jeunes, est une exigence pr ...

C’est en présence des ministres de l’Agriculture et du Commerce que la plateforme malgache, Femmes, développement durable et sécurité alimentaire (FDDSA), a été lancée le 27 mars de ...

De part le site web de SME Toolkit, initié par l’International Finance Corporation ou IFC, le grand public, surtout les défavorisés, peuvent avoir accès à l’éducation pour enrichir leur co ...

Les embouteillages monstres dans la capitale, la hausse des frais et la qualité de service lamentable, ont poussé les usagers à marcher au lieu d’aller en bus. Même si les responsables de l’UCTU ne se re ...

Une soirée-conférence sur les huiles de Madagascar, animée par le Professeur Didier Ramiandrasoa, spécialiste de la Chimie des plantes et aromatologue passionné, sera organisé le vendredi ...