08/08/2013
Les acteurs dans l’apiculture ne pensent pas que la solution pour lutter et éradiquer la varroase soit l’Apipro. Les dégâts causés par cette maladie des abeilles sont énormes. Il semble que les responsables de la filière ne déploient pas les efforts requis pour stopper la propagation de la varroase alors que des dangers graves menacent non seulement la filière mais aussi l’écologie.
Beaucoup d’apiculteurs se trouvent en difficulté face à la propagation de la maladie de la varroase car l’« apipro », antiparasite à base d’acide oxalique, ne fonctionne pas selon les attentes des apiculteurs. De ce fait, la menace n’est pas écartée car l’apipro, selon un apiculteur de la région d’Amoron’i Mania, ne fait qu’atténuer la propagation au lieu de l’éradiquer. Cependant, les apiculteurs de cette région ont peur que les parasites envahissent toute la région car aucun traitement n’est efficace jusqu’à ce jour. Le président de la Fédération Nationale des Apiculteurs Malagasy (FENAM) Raoelina A. Rakotonandrasana souligne que « cela fait déjà deux ans qu’on lutte contre la varroase et une baisse de la production a été observée durant ce temps. Si en 2007, la production a été de 31 tonnes, actuellement nous affichons une meilleure performance avec 20 tonnes. Cela fait aussi deux ans qu’on essaie, avec le ministère de tutelle, de faire entrer les antiparasites efficaces mais en vain jusqu’à maintenant. Un expert réunionnais est venu à Madagascar dans le but de faire une étude de la filière apiculture et il a bien souligné l’importance de la lutte. Si en 2012, l’incident était traité, cela aurait couté à Madagascar, 2 milliards fmg pour maîtriser la varroase mais dans 5 ans, un investissement de 8 milliards fmg sera même insuffisant. Je pense que c’est la volonté qui manque chez les décideurs, surtout au niveau des ministères ». Certains apiculteurs vont jusqu’à affirmer que ce sont les divers ministères qui sont les facteurs de blocage au développement à cause des postes politiques offerts. Le FENAM réitère qu’elle se soucie du sort des apiculteurs et c’est pour cette raison qu’elle tient à ce que les responsables prennent leur responsabilité en faisant tout leur possible pour faire entrer les antiparasites car des menaces environnementales sont à considérer.
Pourquoi les criquets ?
Le président du FENAM a expliqué que si les abeilles meurent, c’est tout le secteur agricole qui est en danger car la pollinisation de tous les produits agricoles dépendent des abeilles. De par ce fait, c’est l’écologie et l’environnement en général qui sont en danger et la Grande île risque fort d’en payer le prix fort. Pour la région d’Amoron’i Mania, quelques communes sont déjà infestées à savoir, Alakamisy Ambohimahazo, Tata Malaza et Imito. La partie Sud entre l’axe de Fandriana et Ambositra surtout l’axe de la RN7 est officieusement en danger. Raoelina A. Rakotonandrasana souligne. « Nous craignons vraiment que la varroase va se propager dans cette région. Pourquoi quand il s’agit de criquets, on réagit même si cela est un peu tardif. En débloquant des fonds et pourquoi pas pour l’apiculture ? On dirait que personne ne se soucie vraiment de la filière alors que beaucoup de filières dépendent de celle-ci ?». Il a aussi souligné que lors de la réunion de la plateforme vers le mois de mars dernier, un test sur l’efficacité d’un nouveau antiparasite a été effectué mais les 4 mois censés être la durée des tests sont déjà écoulés et sans nouvelles sur les résultats jusqu’à maintenant. Ce manque de volonté est dénoncé par le FENAM et elle sollicite en même temps une attention particulière de la part des responsables étatiques.
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