03/12/2012
Le nombre d’aides financières que Madagascar bénéficie, démontre qu’il n’y avait aucune politique de développement depuis l’indépendance. Les bailleurs de fonds sont toujours accusés d’avoir plongé le pays dans la crise et la pauvreté. Cependant, selon certaines personnes qui ont suivi l’évolution économique du pays depuis 1960, année de l’indépendance, cette situation n’est pas toujours la faute aux bailleurs de fonds. Depuis, la Grande île a été tributaire de ces types d’aides financières, sans développer une politique de croissance économique. Le flux d’aides reçues depuis l’indépendance, prouve que Madagascar aurait dû être indépendant, il y a fort longtemps.
La faute à qui donc ? La situation économique de Madagascar actuellement fait surgir diverses opinions de la part des observateurs et des économistes, en passant par des historiens. Des débats ont été donnés concernant les aides financières que les bailleurs de fonds internationaux, comme le FMI et la Banque mondiale, octroient aux pays en développement, comme Madagascar et les autres pays africains. Richard Ranarivony, le doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences humaines (FLSH) a une toute autre vision des choses, concernant ces bailleurs de fonds qui ont été toujours accusé, à tort ou à raison, de dérober le pays. Il a souligné. « La question que l’on doit se poser, demeure sur la politique de développement. Est-ce qu’il y a vraiment une politique de développement à Madagascar ? Ou bien, l’application des règles et des politiques est liée aux intérêts des pays donateurs, c'est-à-dire les bailleurs de fonds. Dans le cadre des relations internationales avec les bailleurs de fonds, il n’y a pas de question d’amitié, mais d’intérêts. Si la France, les USA ou l’Allemagne nous donnent de l’argent, ce n’est pas pour les beaux yeux des Malgaches. Mais c’est à chaque pays bénéficiaire des aides, d’en profiter. C’est le principe du gagnant-gagnant. Si l’on comptabilise les aides que Madagascar a reçu des bailleurs de fonds depuis 1960, c’est l’équivalent du plan Marshall multiplié par 6. Où en est l’Europe en ce moment, celui qui a bénéficié du plan Marshall pour aider sa reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, et où en est Madagascar ? On ne peut pas dire que c’est toujours la faute aux Français ! Il faut savoir parfois prendre nos responsabilités, face à nos échecs. On n’a pas pu en profiter du capital et des opportunités que nous avons reçues depuis ». En étant clair sur ce point, le développement dépend toujours de la politique de développement et si aucune politique de développement n’est établie, alors « on avance à contre-sens », ajoute toujours le doyen de la FLSH.
Contre-sens économique
Le doyen de la FLSH a aussi expliqué que depuis 1968, une révolution fut visible, mais le problème rencontré a été ce qu’il appelle le « contre-sens économique ». « Au lieu de privatiser ou de libéraliser l’économie, on l’a nationalisé et ce geste est, ce qu’on appelle, un contre-sens économique. Il faut toujours laisser le secteur privé s’exprimer librement. Tant que l’Etat est derrière, au lieu d’être une solution, il constitue un problème », souligne-t-il. L’Etat doit savoir prendre ses responsabilités car ce n’est pas en reprochant les bailleurs de fonds que l’économie du pays va s’améliorer. Au contraire, c’est en profitant des aides que le pays peut redresser la tête. La fierté du pays dépend de la politique de développement que les responsables au pouvoir possèdent. Les aides financières que l’on reçoit, doivent être vues comme des opportunités et non comme un fardeau, malgré les inconvénients qu’elles présentent, pour ne citer que le service de la dette.
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