18/03/2013
Les artisans malgaches éprouvent du mal à se procurer des matières premières nécessaires pour leurs œuvres. C’est également le cas pour écouler leurs produits par la suite. Certes, les mains sont très douées mais les méthodes utilisées restent rudimentaires. L’atelier « Ainga Vao », spécialisé dans la poterie, sis à Alasora arrive à fabriquer une centaine de pots par jour mais il arrive mal à écouler les produits sur le marché local. Si la légende traitait les originaires d’Alasora de « célèbres voleurs de volailles », il n’en est rien de nos jours. Alasora, une des collines sacrées de l’Imerina est aujourd’hui une commune en plein essor. Une des activités qui fait le renommé de ses habitants est la poterie aux terres cuites.
L’écoulement des marchandises et la difficulté de trouver les matières premières ont toujours été les obstacles majeurs que traversent les artisans malgaches y compris les potiers d’Alasora. « Nous sommes à la cinquième génération de potiers. Nous avons appris à fabriquer ces pots de génération en génération par le biais de nos arrières grands-parents. A part la difficulté de trouver un moyen de diffusion de nos marchandises, nous éprouvons aussi de la difficulté pour trouver les matières premières entrant dans la fabrication elle-même. L’argile constitue notre principale matière première qu’on tire des rizières et achetée à 3.000 ariary la charrette. Mais il faudrait par la suite payer 10.000 ariary pour le transport jusqu’au village », explique une femme membre de l’atelier de poterie « Ainga Vao ».
Marionnettes !
Les moyens utilisés sont encore très rudimentaires, concernant la cuisson de l’argile. D’après encore les explications de notre source, la cuisson dans le four artisanal dure douze heures au minimum et après le séchage, les membres de l’atelier livrent les produits aux marchands d’Anosy qui sont d’ailleurs leurs principaux clients, tous les quinze jours. Le talent de ces artisans est incontestable mais jusque là, il n’y a pas d’autres horizons pour écouler leurs produits. Pourtant, les membres de l’atelier aspirent à l’exportation leurs produits. Le manque de formation ainsi que la peur des bureaux administratifs constituent aussi la faiblesse des artisans malgaches, ce qui fait d’eux les boucs émissaires des affairistes. Ces derniers ne disposent même pas d’un atelier ni des mains-d’œuvre mais achètent ces produits à bas prix et les exposent par la suite dans des foires internationales où ils coûtent très cher !
Le non-respect de la législation du travail n’est pas en sa première expression à Madagascar. Les conflits liés au paiement des salaires constituent le problème commun de presque tous ceux qui on ...
Lire la suite
14/09/2013
Société & Culture, Travaux de remblais à Anosizato Est I : Le ressortissant « karana » persisteLe litige foncier opposant la commune urbaine d’Antananarivo ainsi qu’un puissant « karana » fait encore des vagues. ... Lire la suite
Presque toutes les régions de la grande île sont frappées par le problème de litige foncier. ... Lire la suite
Après les avis de recherche lancés à l’encontre des deux Pakistanais trafiquants d’or, la brigade criminelle a pu mettre la main dessus samedi dernier. Une femme malgache a été aussi de mè ...
Lire la suite
Si les élèves dans les écoles d’expression française ont déjà commencé les cours depuis la semaine dernière, ceux des écoles publiques sont encore en attentes de mirac ...
Lire la suite
La police de la Sureté Urbaine d’Antananarivo (SUT Tsaralalàna) a appréhendé dimanche dernier un Mauricien, un Indien et un Malgache, tous, responsables d’une escroquerie. ... Lire la suite
La correction des copies d’examen du baccalauréat a pris fin. ... Lire la suite
Deux cadavres, l’un d’un Malgache et l’autre, celui d’un Chinois, les deux la quarantaine, ont été découverts hier à Andranotapahina. ... Lire la suite
Madagascar est encore classé parmi les pays pratiquant l’esclavage moderne. Il est surtout déclenché par la pauvreté et l’impunité, selon les dires de la rapporteuse spéciale des Nations U ...
Lire la suite
La situation fait, comme on dit en malgache, parler le muet (mampiteny ny moana). Même l’automobiliste le plus patient finit par manifester son énervement au bout de 1 heure et demie, coincé dans les embouteill ... Lire la suite
Visiteurs
612.092