31/10/2012
L’Etat a cessé de subventionner la pharmacie de la maternité de l’hôpital Befelatanana depuis 2011. Malgré cela, l’hôpital prend en charge les frais de médicament de ceux qui n’ont pas les moyens de s’en procurer à la pharmacie de la maternité même. L’hôpital offre son soutien pour les patients qui ont besoin d’une intervention urgente mais qui sont dans l’impossibilité de le faire, faute de moyens. Le taux de mortalité des femmes à l’accouchement est encore élevé. Les soins dans les hôpitaux publics sont gratuits mais les patients rencontrent des difficultés pour l’achat des
médicaments. Le professeur Hery R. Andrianampanelinarivo, directeur de l’hôpital Befelatanana, explique.« Nous n’avons plus reçu d’aide venant de l’Etat depuis 2011. Malgré la situation, nous prenons en charge les frais de médicament de ceux qui ont besoin d’une opération urgente mais qui n’ont pas les moyens financiers. Une intervention chirurgicale nécessite 100.000 ariary de médicaments en moyenne. L’hôpital, par le biais de sa pharmacie, fait en sorte de subvenir au besoin du patient et que celui-ci remboursera les frais après son hospitalisation. Mais il faut l’avouer, ce ne sont pas tous les patients qui sont de bonne foi pour rembourser. Dans ce cas, nous sommes dans l’obligation de recourir à des mesures plus sévères. Pour le mois de juillet, nous avons enregistré 119 patients qui devraient être opérés d’urgence. 80 n’ont pas les moyens de payer les frais de médicament. Aussi, nous étions obligé de les prendre en charge », confie-t-il.
Le social se dégrade !
67% des patients à l’hôpital Befelatanana n’ont pas les moyens de payer les frais occasionnés par les soins. Cela ne fait que prouver la dégradation du social de la population. Le défaut de moyen financier constitue en premier lieu la raison qui pousse ceux qui habitent loin de la capitale à rejoindre ces hôpitaux publics pour se soigner. 67% des patients n’arrivent même pas à payer directement les 100.000 ariary nécessaires et qu’ils doivent rembourser à leur sortie. D’après le directeur de l’hôpital, même les lavabos sont pris d’assaut par des voleurs qui ne sont que des proches des patients. Ce comportement reflétant la bassesse d’esprit ne peut être qu’un indicateur de pauvreté et que vue la situation, le social de la population est alarmant à l’heure actuelle. Ce social qui n’a jamais été dans la priorité de l’Etat. Pourquoi construire des hôpitaux « manara-penitra » alors que ce qui existe déjà ne bénéficient même pas de suivi ni d’aide qui pourraient répondre aux besoins de la population ? Les hôpitaux publiques sont réputés être des « médecins après la mort », la mort de ceux qui n’ont pas les moyens de venir dans les grandes villes pour se soigner. Ces patients se trouvent déjà dans une situation critique une fois arrivés à l’hôpital. Et ce sont toujours les médecins qui sont pointés du doigt alors que c’est l’Etat même qui ne se préoccupe pas du social de la population.
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