24/05/2013
Malgré les non-dits, la société malgache reste toujours attentive face aux tabous linguistiques ainsi que les propos injurieux que l’on rencontre dans presque tous les endroits qu’on fréquente. En français, ces mots ne sont pas trop offensifs mais quand on les prononce en malgache, ils deviennent de vraie source de conflit qui pourrait mal finir. Ils varient selon le contexte et les régions. C’est pourquoi, les chercheurs malgaches n’ont pas oublié d’enregistrer ces mots « tabous » dans le « rakibolana malagasy » pour éviter la confusion. Les injures ainsi que les tabous linguistiques se trouvent dans les langages quotidiennes de presque tous les Malgaches sans distinction d’âge, de sexe ni de classe sociale.
Ces gros « petits mots » insensés mais qui offensent l’entourage, résultent des habitudes ainsi que de l’émotion de celui qui les profère. Le Dr Oliva Ramavonirina, une ethnolinguiste à l’académie malgache explique en quelques lignes les fruits de ses recherches en rapport avec ce sujet. « Tout d’abord, il faut savoir distinguer le tabou linguistique de l’injure. Le tabou linguistique résulte de l’habitude d’une personne, selon ses acquis dans son entourage mais aussi selon ses émotions personnelles. L’injure, quant à elle, vise l’honneur et la dignité d’une personne en particulier mais à un stade avancé. Elle pourrait faire l’objet d’une plainte au niveau des fokontany ou du tribunal même. Mais la qualification de ces mots varie selon le contexte et les régions. Dans le sud-ouest de Madagascar par exemple, la nouvelle bière « Lite » est fortement contestée par la population vu que ce mot indique l’appareil génital humain », explique encore cette ethnolinguiste.
Dans le « rakibolana malagasy » ?
Mais avec le temps, l’utilisation de ces mots a aussi connu des évolutions et devient même un support pour véhiculer des messages. « Si autrefois, le mot « mangery » (faire caca) est un tabou, il n’est plus de même de nos jours car ce mot entre désormais dans la sensibilisation du lavage des mains avec du savon. Malgré cette évolution, ce mot continue de froisser la sensibilité de certain. Ce sont des mots malgaches qui ont leur valeur et qui méritent d’être préservés et d’être diffusés. Les chercheurs malgaches ont jugé bon d’enregistrer ces mots dans le « rakibolana malagasy » pour qu’il n’y ait plus de confusion dans l’usage de ces mots dites « tabou », termine le Dr Oliva Ramavonirina.
Le non-respect de la législation du travail n’est pas en sa première expression à Madagascar. Les conflits liés au paiement des salaires constituent le problème commun de presque tous ceux qui on ...
Lire la suite
14/09/2013
Société & Culture, Travaux de remblais à Anosizato Est I : Le ressortissant « karana » persisteLe litige foncier opposant la commune urbaine d’Antananarivo ainsi qu’un puissant « karana » fait encore des vagues. ... Lire la suite
Presque toutes les régions de la grande île sont frappées par le problème de litige foncier. ... Lire la suite
Après les avis de recherche lancés à l’encontre des deux Pakistanais trafiquants d’or, la brigade criminelle a pu mettre la main dessus samedi dernier. Une femme malgache a été aussi de mè ...
Lire la suite
Si les élèves dans les écoles d’expression française ont déjà commencé les cours depuis la semaine dernière, ceux des écoles publiques sont encore en attentes de mirac ...
Lire la suite
La police de la Sureté Urbaine d’Antananarivo (SUT Tsaralalàna) a appréhendé dimanche dernier un Mauricien, un Indien et un Malgache, tous, responsables d’une escroquerie. ... Lire la suite
La correction des copies d’examen du baccalauréat a pris fin. ... Lire la suite
Deux cadavres, l’un d’un Malgache et l’autre, celui d’un Chinois, les deux la quarantaine, ont été découverts hier à Andranotapahina. ... Lire la suite
Madagascar est encore classé parmi les pays pratiquant l’esclavage moderne. Il est surtout déclenché par la pauvreté et l’impunité, selon les dires de la rapporteuse spéciale des Nations U ...
Lire la suite
La situation fait, comme on dit en malgache, parler le muet (mampiteny ny moana). Même l’automobiliste le plus patient finit par manifester son énervement au bout de 1 heure et demie, coincé dans les embouteill ... Lire la suite
Visiteurs
611.873