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14/09/2013
N° 379

 

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Archive Société & Culture

Entre l’habitude et l’émotion

24/05/2013

Malgré les non-dits, la société malgache reste toujours attentive face aux tabous linguistiques ainsi que les propos injurieux que l’on rencontre dans presque tous les endroits qu’on fréquente. En français, ces mots ne sont pas trop offensifs mais quand on les prononce en malgache, ils deviennent de vraie source de conflit qui pourrait mal finir. Ils varient selon le contexte et les régions. C’est pourquoi, les chercheurs malgaches n’ont pas oublié d’enregistrer ces mots « tabous » dans le « rakibolana malagasy » pour éviter la confusion. Les injures ainsi que les tabous linguistiques se trouvent dans les langages quotidiennes de presque tous les Malgaches sans distinction d’âge, de sexe ni de classe sociale.

Ces gros « petits mots » insensés mais qui offensent l’entourage, résultent des habitudes ainsi que de l’émotion de celui qui les profère. Le Dr Oliva Ramavonirina, une ethnolinguiste à l’académie malgache explique en quelques lignes les fruits de ses recherches en rapport avec ce sujet. « Tout d’abord, il faut savoir distinguer le tabou linguistique de l’injure. Le tabou linguistique résulte de l’habitude d’une personne, selon ses acquis dans son entourage mais aussi selon ses émotions personnelles. L’injure, quant à elle, vise l’honneur et la dignité d’une personne en particulier mais à un stade avancé. Elle pourrait faire l’objet d’une plainte au niveau des fokontany ou du tribunal même. Mais la qualification de ces mots varie selon le contexte et les régions. Dans le sud-ouest de Madagascar par exemple, la nouvelle bière « Lite » est fortement contestée par la population vu que ce mot indique l’appareil génital humain », explique encore cette ethnolinguiste.
Dans le « rakibolana malagasy » ?
Mais avec le temps, l’utilisation de ces mots a aussi connu des évolutions et devient même un support pour véhiculer des messages. « Si autrefois, le mot « mangery » (faire caca) est un tabou, il n’est plus de même de nos jours car ce mot entre désormais dans la sensibilisation du lavage des mains avec du savon. Malgré cette évolution, ce mot continue de froisser la sensibilité de certain. Ce sont des mots malgaches qui ont leur valeur et qui méritent d’être préservés et d’être diffusés. Les chercheurs malgaches ont jugé bon d’enregistrer ces mots dans le « rakibolana malagasy » pour qu’il n’y ait plus de confusion dans l’usage de ces mots dites « tabou », termine le Dr Oliva Ramavonirina.

Hade'nah
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