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Edition du

14/09/2013
N° 379

 

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Archive Société & Culture

Une vraie mafia !

01/07/2013

Malgré la suspension provisoire d’envoi de travailleurs malgaches à l’étranger par le ministère de la Fonction publique et des lois sociales, les témoignages des victimes ressurgissent encore pour réclamer leurs droits.

A l’exemple de ceci, le cas d’Eleonore Noroarivelo, une travailleuse malgache qui a fait beaucoup parler d’elle dans les médias dans les années 90. A titre de rappel, cette femme a quitté la grande île pour rejoindre le Liban le 18 juillet 1996 pour un contrat de 3 ans, avec une agence de placement appartenant à un grand politicien de l’époque. L’enthousiasme et les illusions furent de courte durée quand le manège a été vite découvert par Eléonore Noroarivelo comme elle l’explique. « Quand j’ai foulé le sol libanais, grande fût ma surprise car le nom de l’employeur qui figure dans mon contrat ne concordait pas à celui qui m’a accueillit à l’aéroport. A part la confiscation de mon passeport, j’ai aussi subi les pires formes de travail pendant mon séjour là-bas. Je travaillais de 15 à 18h par jour tout en ne touchant que 100 dollars par mois alors que dans le contrat initial, il a été convenu que le salaire était de 500 dollars par mois, comprenant le logement, le transport, la couverture médicale, ainsi que le repas ». Eléonore Noroarivelo est une dure à cuire, elle a dénoncé son patron à la police et au bureau du CIS ou Centre international de service au Liban, ce qui lui a valu un nouvel employeur. Mais le constat a été toujours le même pour les 3 différents employeurs qui ne cessent de répliquer qu’ils ont « acheté » cette femme à une somme de 2500 dollars. Le constat est amer mais Eléonore Noroarivelo avouait que la faute n’était pas seulement attribuée aux employeurs. «Mon contrat a été agréé par l’Etat. L’agence de placement appartenant à ce grand politicien de l’époque s’est occupée de tout. En réalité, on m’a « vendue » et je n’étais pas une simple employée mais une esclave. J’ai failli y perdre la vie mais je me suis battue jusqu’à la fin pour rentrer au pays le 4 décembre 1996. Je revendique la réouverture de ce dossier pour que justice soit faite. Mes requêtes au niveau du tribunal n’ont pas eu d’écho jusqu’à ce jour alors que j’ai entre les mains tous les dossiers », termine-t-elle. L’envoi des travailleurs malgaches au Moyen-Orient repose sûrement sur une coalition de plusieurs entités, une vraie mafia !

Hade'nah
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