12/11/2012
L’enseignement public ne figure plus dans la préoccupation de l’Etat. L’infrastructure, dans la majorité des écoles publiques, est dans un état lamentable. La rentrée scolaire a déjà eu lieu depuis près de deux mois, mais certains parents d’élèves n’ont pas encore pu honorer la cotisation de 16.000 ariary par an, destinée à payer les maîtres FRAM. Les cantines scolaires sont fermées, le budget qui devrait être affecté à cet effet, est suspendu. Les écoles primaires publiques (EPP), surtout ceux qui ne se trouvent pas en ville, sont en difficulté. Les parents d’élèves ne peuvent même pas honorer de la maigre contribution destinée au paiement des salaires des maîtres FRAM.
Pour l’EPP d’Ambatolampy Ambohimanarina, le budget alloué aux maîtres FRAM est au centre de la préoccupation des parents. « Les maîtres FRAM reçoivent 50.000 ariary par mois, ce qui implique que chaque élève doit la somme de 16.000 ariary à travers ses parents, chaque année. Certes, cette somme est infime par rapport aux efforts fournis par les enseignants. Mais il faut avouer que, même avec ce montant, les parents, souvent pauvres, ne peuvent même pas payer cette somme. Pour cause, nous n’avons pas reçu notre maigre salaire de 50.000 ariary l’année dernière et cela pour trois mois », explique Jean Paul Ramananjoelina, président des maîtres FRAM dans cette école. Les maîtres FRAM ont, eux aussi des bouches à nourrir, ce qui implique que les EPP n’acceptent plus les enfants qui n’honorent pas les 16.000 ariary de cotisation. Si le 08 octobre dernier est la rentrée officielle, bon nombre de parents n’ont pas encore eu les moyens de payer cela. 25 étudiants sont encore sur la liste d’attente jusqu’à ce que leurs parents puissent régler les 16.000 ariary. Ils étaient au nombre de 91, l’année dernière.
Infrastructure vétuste
« Cette école n’a plus bénéficié d’une réparation depuis des années. En cette période de pluie, les fenêtres, ainsi que la toiture sont dans un état de délabrement total. Les élèves ont du mal à se concentrer car la pluie entre par les fenêtres sans vitres ainsi que par le toit percé », raconte encore cette source. Les cantines scolaires, dans les EPP ont été suspendues, faute de budget alloué à cela. Ce qui ne fait que perturber de plus en plus la scolarisation des enfants. Mais pour cette école encore, les parents d’élèves n’ont pas encore entre leurs mains les 3000 ariary promis par l’Etat en guise de remboursement de leurs droits d’inscription. Ils attendent encore avec impatience ce remboursement. « C’est peu mais cela représente quand même un repas de trois jours pour mes enfants », rétorque une mère de famille. La réhabilitation de cette école primaire ne prendra que quelques temps, mais les responsables s’empressent plutôt à la construction d’université, comme le cas à Itasy, alors même qu’il n’y a pas eu nécessité ni urgence. La situation est critique au niveau des écoles primaires publiques. C’est tout simplement une question d’incompétence au niveau du dispatching, qui est urgent et qui est important. Mais à constater la réalité, ni l’un ni l’autre n’est de la priorité de ce régime.
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