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14/09/2013
N° 379

 

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Archive Société & Culture

Les vendeuses subissent les vociférations des Chinois

13/11/2012

Les vendeuses des centres commerciaux chinois à Behoririka travaillent d’arrache pied mais les conditions de travail sont déplorables. Ces travailleuses ne sont pas prises en charge en cas de maladie ou d’accident, sans parler du mauvais traitement qu’elles subissent des employeurs chinois. Le non respect du Code de travail malgache se reflète à travers le traitement des vendeuses des centres commerciaux chinois.En effet, selon les doléances de Mihaja, une vendeuse, le travail est ardu et les conditions

de travail ne correspondent pas au salaire perçu. « Au début, je gagne 70.000 ariary par mois. Je commence à 08h pour finir à 17h30. Il n’y a pas de prise en charge en cas de maladie. Les chinois sont agressifs. Ils ne cessent de nous crier dessus, sans toutefois porter la main sur nous ». Ces vendeuses malgaches n’inspirent pas trop confiance aux patrons chinois. Ils surveillent étroitement leurs faits et gestes. Comme Ando le confirme bien, « ces chinois sont très rusés et ne font confiance à personne. Ils sont toujours sur leur garde. Pour cause, ces chinois ne restent pas chez eux et vérifient en permanence la caisse. Nous ne bénéficions pas d’indemnité pour repas ni de prise en charge en cas de maladies ».
Faute de mieux
Le cas de ces deux jeunes femmes n’est pas isolé. Les chinois ne respectent pas les dispositions du code du travail sans être inquiétés. Ce qui est étonnant, c’est qu’aucun responsable de l’inspection de travail ne vienne les troubler. Malgré tout, ils continuent encore d’exercer. Les vendeuses dans ces centres commerciaux se résignent, faute de mieux. Hasina, une secrétaire devenue vendeuse raconte aussi ses périples. « J’étais secrétaire mais l’entreprise a du fermer ses portes à cause de la crise. J’ai cherché un travail similaire mais en vain, pourtant, je suis bien obligée de travailler et voilà ». Certes, c’est un travail mais humainement, cela demande beaucoup plus qu’on ne gagne. La plupart de ces vendeuses sont obligées de se tenir debout toute la journée et cela sous l’œil vigilant des chinois.

Hade'nah
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