06/08/2013
La crise qui s’associe à la forte présence des produits importés sur le marché ont conduit certaines entreprises malgaches à la perte. La société SOMACOU ou Société Malgache de Couverture, implantée à Madagascar depuis 1960, a enregistré 500 emplois perdus en 10 ans. Presque toutes les industries malgaches ont connu le même sort surtout durant la crise politique. Les ménages classés pauvres ne constituent plus une clientelle pour certaines entreprises productrices comme la SOMACOU, même pas une couverture à 6.000 ariary.
En cette période d’hiver qui a déjà débuté depuis la fin avril, les couvertures n’étaient pas prises à l’assaut. La vente a connu une baisse considérable et même la seule industrie productrice de couverture implantée à Madagascar depuis 1960 est asphyxiée. La forte présence des produits chinois sur le marché a fait chuter la vente, ce qui a conduit les responsables à recourir à une compression du personnel à plusieurs reprises, comme l’explique le cogérant de la SOMACOU, Christian Malsch. « Depuis 10 ans, nous n’avons pu écouler que 300.000 couvertures chaque année si auparavant nous avons pu vendre le double. Pour cause, nous étions dans l’obligation de réduire le nombre du personnel pour alléger la charge, d’où la perte considérable de 500 emplois environ pour les dix dernières années. Pour compenser la perte, nous proposons divers articles à nos clients dans notre usine et dans nos points de vente », fait-il remarquer.
Les plus pauvres, toujours plus pauvres
Le cogérant de la SOMACOU a aussi fait remarquer que malgré le prix de leurs couvertures qui est de 6.000 ariary à 50.000 ariary, les consommateurs ne s’emballent pas. Ce qui fait que même les ménages à petits budgets ne peuvent même pas se procurer de celle proposée à 6000 ariary. Ceci confirme les déclarations des commerçants de couvertures du coté du marché d’Andravoahangy. « Le prix des couvertures varie entre 10.000 ariary à 80.000 ariary selon son épaisseur, sa grandeur et sa qualité. Ce prix n’a connu un grand changement par rapport à l’année dernière mais nous constatons que les ménages ne s’enthousiasment pas trop à s’en procurer depuis de début de l’hiver. On arrive à peine écouler 2 à 5 couvertures par jours lors des jours fastes mais parfois on rentre bredouille », rapporte Elisa Ramiandrisoa, une vendeuse à Andravoahangy. Les fripiers ont eux aussi leurs lots de déceptions durant cette période d’hiver car ils se trouvent dans l’obligation d’écouler au plus vite leurs marchandises qui sont constitués généralement de couettes ou de couvre-lits avant l’arrivée de la chaleur.
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