20/10/2012
Que fait le président de la Transition à Dubaï ? Le contexte politique et diplomatique dans le pays n’est sans doute pas propice à un déplacement dans ce plus important port et le plus significatif des lieux de business des Emirats Arabes Unis. C’est devenu une icône des affaires dans la sous-région du Golfe persique. La présidence de la Transition, via un communiqué, fait savoir que Rajoelina va participer au Forum Mondial de l’Energie. « Cette participation de Madagascar à ce rendez -vous planétaire rentre parfaitement dans le cadre de la déclaration, faite récemment à Rio (Brésil) par le Président RAJOELINA, selon laquelle, d’ici dix ans, la Grande Ile va entièrement utiliser l’énergie renouvelable (éolienne et hydraulique) dans le but de doubler, voire quadrupler, ses actuelles capacités de production », spécifie le communiqué.
On veut bien y croire. Surtout dans un contexte marqué par des difficultés de différentes sortes au niveau de la société nationale d’eau et d’électricité. Mais le départ précipité du chef de la Transition suscite des interrogations. Même si, à juste titre, le directeur général de la Jirama, le directeur général adjoint et le ministre de l’Energie font partie du voyage. En effet, dès qu’on entend parler de Dubaï, on pense naturellement business. Ce sont les hommes d’affaires qui s’intéressent le plus à cet émirat, à part les richissimes touristes qui ont des euros ou des dollars à dépenser durant leur période de vacances. Dubaï rime également avec le luxe. Un seul clic sur internet permet d’avoir une idée des catégories de gens qui peuvent se rendre sur place. Si le déplacement présidentiel peut effectivement permettre d’améliorer la situation de la société nationale d’eau et d’électricité, c’est tant mieux. Mais c’est le scepticisme qui prévaut. Ce n’est pas la participation à un forum international qui aidera la Jirama à sortir de l’auberge. Ce n’est pas ce genre de rendez-vous huppé qui contribuera à aider la société d’Etat à améliorer ses prestations vis-à-vis des usagers qui se plaignent régulièrement. Mais toutes ces incertitudes n’ont pas empêché Andry Rajoelina de se rendre à Dubaï. Il espère sans doute y trouver ses comptes. Les affaires sont les affaires. Et l’opportunité de se rendre dans cette ville, qui fait tant rêver, n’est pas donnée à tout le monde. Donc autant en profiter. C’est un caprice de plus de satisfait pour le président de la Transition. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs qu’il s’y rende. La recherche de solution pour les problèmes qui minent le pays depuis trois ans et demi peut toujours attendre. Car ce n’est pas la véritable priorité de ces princes qui nous gouvernent. Malheureusement.
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