28/10/2012
Le régime de Transition a la trouille. Qui aurait cru que, malgré le recours systématique à la force, ce sont des poltrons qui continuent à diriger le pays, sans la moindre légitimité aucune. Quand on a peur, tout en recourant, à chaque fois, à la force, c’est qu’on n’est pas en droit de diriger pendant plus longtemps encore la destinée de tout un pays. La publication d’un NOTAM de rappel, le 25 octobre, constitue une preuve de la crainte permanente des dirigeants actuels sur un possible retour au pays de l’ancien président, en exil en Afrique du Sud.
Le NOTAM rappelle en effet à toutes les compagnies desservant la Grande Ile de communiquer 24 heures à l’avance l’identité de tous les passagers des vols à destination de Madagascar. C’est déjà la peur au ventre. Evidemment, la première cible c’est l’ex-président, et éventuellement ses proches, qui pourraient tenter comme auparavant de prendre un vol à destination du pays. La Feuille de route de sortie de crise, signée en septembre 2011, prévoit pourtant le retour au pays de tous les exilés politiques. Didier Ratsiraka peut rentrer donc à Madagascar. De même, s’il le désire, Marc Ravalomanana peut retourner à Faravohitra. Le représentant du parti TGV d’Andry Rajoelina a signé cette fameuse Feuille de route. Personne ne l’a obligé. Mais avec ou sans la feuille de route, la libre circulation des personnes est un droit garanti par la Déclaration universelle des Droits de l’homme. Si Didier Ratsiraka n’était pas rentré définitivement au pays depuis toutes ces années, c’est qu’il se plait à Neuilly. Et si Marc Ravalomanana n’est pas encore à Madagascar, c’est son choix personnel. En vérité, rien n’empêche l’un ou l’autre de revenir à Madagascar. En face, on a un régime qui a toutefois peur de la présence de ces ex-présidents sur le territoire. C’est là que la question de la légitimité des hommes qui dirigent le pays se pose entièrement. Effectivement, si Marc Ravalomanana débarque, l’armée pourrait être divisée, la foule sera au rendez-vous, la colère populaire contre les hommes de la HAT pourrait éventuellement être difficile à contenir. C’est une réalité. Mais un régime légitime ne doit pas avoir comme excuse la question de la sécurité pour empêcher des citoyens de revenir dans leur pays. Si le régime Andry Rajoelina a peur du retour de Ravalomanana, c’est qu’il n’est pas sûr que la majorité de la population soit derrière lui, et que, par conséquent, le recours systématique à la force, de la part de ce régime, est injustifiable. Le monopole de la force doit revenir en effet, normalement, à un pouvoir légitime. Mais c’est loin d’être le cas chez nous.
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