23/10/2012
Les politiques ont du mal à mesurer l’impact de la crise que traverse le pays, depuis quatre ans, sur la vie de la population. Le taux de chômage qui augmente, la pauvreté qui touche une frange importante des Malgaches, l’Indice de Développement Humain qui dégringole, les difficultés rencontrées par les petites et moyennes entreprises, et les difficultés des parents à scolariser leurs enfants sont autant de signes qui dénotent l’enlisement de la situation politique, sociale et économique du pays. Ce sont pourtant des réalités que l’on ne peut et que l’on ne doit, surtout pas, ignorer. Le pays est exposé à un danger permanent. Le problème de l’insécurité engendré par la crise en est une parfaite illustration.
Les foyers de tension couvent toujours, en raison de tous ces blocages socio-économiques amplifiés, d’une manière ou d’une autre, par la longue crise. Les partis politiques ne réalisent pas à quel point il sera difficile de tout remettre en marche et, notamment, de promouvoir un véritable développement au bout de plusieurs années de crise marquée par un marasme socio-économique difficile à remédier et une dégradation constante de la mentalité. Les dirigeants de la Transition et les entités politiques qui jouent, de près ou de loin, un quelconque rôle dans la crise actuelle sont en train de jouer à un jeu dangereux. Plus ils traînent dans la recherche de solution, plus la vie de la population risque de se dégrader. Il est du devoir des responsables qui gouvernent le pays de mettre un terme à cette situation. En tant que responsables, ils ont le devoir de conduire le pays vers la sortie du tunnel. L’Histoire retiendra leur nom. Quand un pays se trouve dans le gouffre, c’est vers les dirigeants que le regard de ses habitants et de celui du monde entier se tournent en premier, pas vers les opposants. C’est, d’abord, du ressort des dirigeants malgaches de sortir Madagascar de cette situation chaotique. S’ils n’y parviennent pas, l’Histoire s’en souviendra. S’ils y arrivent, les Malgaches se souviendront de leur nom. Cela fait presque quatre ans toutefois que le pays patauge. Aucune évolution n’a été constatée. Le pouvoir a changé de main, mais la situation ne s’est pas améliorée. Au contraire. Dans ce genre de blocage, tout ce que l’on attend de la part de dirigeants responsables, c’est de reconnaître leur échec. Et de prendre les dispositions y afférentes. C'est-à-dire, s’en aller. S’entêter à rester consiste aussi en un véritable jeu dangereux.
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