25/10/2012
L’association des victimes de la crise de 2002 a été fondée. Tardivement, certes, mais elle a été fondée quand même dans le sillage de ces multiples associations regroupant les victimes des crises successives dans le pays. Car chacun souhaite dorénavant obtenir réparation à la suite des violences subies, sous diverses formes pendant les moments forts du conflit. La nouvelle association va demander des indemnisations pour ceux qui ont subi des préjudices moraux et matériels à la suite de cette crise qui a opposé pendant six mois les partisans de Marc Ravalomanana à ceux de l’ancien dictateur, Didier Ratsiraka, qui a refusé jusqu’au bout le résultat de l’élection présidentielle de fin 2001. L’AV 2002 veut faire entendre sa voix.
On sait également qu’un regroupement des ex-prisonniers politiques à la suite de cette crise postélectorale existe déjà depuis longtemps. Les associations des victimes des crises politiques à Madagascar augmentent ainsi en nombre. L’association des victimes du 7 février est déjà connue de tous. Elle s’est muée en une nouvelle association internationale pour aller à la poursuite de Marc Ravalomanana jusqu’en Afrique du Sud. A Madagascar, elle a déjà réussi à faire condamner l’ancien président en Cour Criminelle. C’est déjà un grand succès même si toutes les voies de recours n’ont pas été entièrement épuisées par la partie adverse. Les membres de l’association bénéficient également d’une aide financière de la Haute Autorité de Transition. Ce qui est, somme toute, logique puisque c’est grâce en grande partie à l’affaire du 7 février que l’équipe à Andry Rajoelina a pu accéder au pouvoir. Mais contrairement à cela, l’association des victimes du 26 janvier n’a rien obtenu. Elle ne pourra pas compter, pour le moment, sur l’Etat pour rétablir la justice. Certains ont pourtant perdu des milliards en une seule nuit. D’autres n’avaient comme ultime recours que le suicide à la suite de la tragédie, mais l’AV 26 janvier ne peut compter que sur Ave Maria pour obtenir réparation. Le régime de transition ne prend guère en considération ces victimes qui ne veulent toutefois pas perdre espoir. Tôt ou tard, elles comptent également être entendues. Comme toutes les autres associations de victimes. Mais la question de l’indemnisation ne sera sans doute pas aisée, quand le moment d’étudier la question viendra. Au final, il sera difficile de faire la part des choses. Car certaines victimes sont considérées par d’autres comme des bourreaux potentiels et vice versa. Dans certains cas, des groupes de personnes s’adonnaient à de la violence car ils s’estimaient victimes. Et les rôles sont souvent inversés, quelques temps plus tard. Des victimes qui deviennent des bourreaux et des bourreaux qui s’estiment victimes. A la fin, on ne s’y retrouve plus. Il va falloir faire avec, puisque tous souhaitent être entendues.
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