07/11/2012
Il y en a qui y croit encore. La Feuille de route de sortie de crise a été mise à l’épreuve depuis longtemps. Son inefficacité, pour résoudre la crise politique dans le pays, est pourtant évidente. Mais certains continuent d’y croire. Presque naïvement. D’autres préfèrent déjà parler de « feuille de crise menant vers une sortie de route ». Les dirigeants de la Transition continuent en effet d’enrouler la population dans la farine. Ils font semblant de chercher les moyens de sortir le pays de l’ornière mais le blocage est trop visible.
Pour le moment, ce ne sont pas eux les grands perdants de la crise qui perdure depuis quatre ans mais les 4 millions de Malgaches qui viennent de grossir le rang de ceux qui vivent, depuis belles lurettes, au dessous du seuil de pauvreté. En raison du désastre que le pays connaît, de plus en plus de personnalités politiques et de groupements divers demandent le départ des dirigeants de la Transition. Mais ces derniers ignorent ces revendications. Ils voient la situation autrement. Paul Biya, au Cameroun, vient de célébrer le trentième anniversaire de son accession au pouvoir. C’est le rêve de nombreux apprentis despotes. Ici comme ailleurs. Les dirigeants de la Haute Autorité de Transition ne diraient pas non à une longévité exemplaire au pouvoir. Ils n’ont rien à perdre. Car ils ne grossiront pas de cette manière le nombre des pauvres dans la Grande Ile. Et il y a peu de chance qu’ils fassent partie des principales victimes de l’insécurité dans le pays. La sortie de crise peut attendre pour eux. Tant pis pour le reste de la population qui en subit de plein fouet les conséquences de ce désastre politique, économique et social. En tous cas, ce n’est pas la Feuille de route, dont la signature a été tirée au forceps il y a un an de cela, qui permettra de mettre un terme à cette cacophonie. Les Malgaches n’y croient plus. Ils comptent sur le bon vouloir des politiques pour faire taire leurs ambitions personnelles, mais en vain. Comme les accords de Maputo et d’Addis-Abeba, on finira, un jour, par chiffonner cette Feuille de route. Ce n’est que question de temps. Mais plus on retarde le moment de reconnaître que le document ne vaut plus rien, plus on retarde la véritable sortie de crise, et plus le pays s’enfonce dans le gouffre économique et social. Il est donc grand temps d’admettre l’échec de cette « Feuille de crise » puisque la sortie de route est déjà une réalité trop évidente. Tout le monde doit en être conscient.
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