03/11/2012
Les Malgaches ne peuvent plus compter sur qui que ce soit. L’injustice est omniprésente mais les citoyens n’ont plus personne pour les aider à sortir de l’ornière. La corruption est partout, et la violence, sous différentes formes, est presque imparable, à tel point que les victimes se résignent tout simplement. La Justice n’est pas fiable chez nous.
C’est une certitude. La corruption est une réalité dans les travées des tribunaux. Le Bureau indépendant anti-corruption semble toutefois inerte dans ce domaine. Il préfère le laisser-aller et le laisser-faire. De même, les forces de l’ordre ne sont plus dignes de confiance. Ce n’est pas sur les policiers et les gendarmes que les Malgaches peuvent compter pour rétablir la Justice. Le même Bureau indépendant anti-corruption a déjà dénoncé la corruption qui mine également dans ce domaine particulier. Les gendarmes étaient classés depuis longtemps parmi les catégories de fonctionnaires les plus corrompus à Madagascar, mais la dénonciation n’a pas changé grand-chose. Dans les zones rouges, où sévissent les dahalo, l’attitude des gendarmes a été dénoncée depuis fort longtemps. Mais cela n’a pratiquement rien changé. L’extorsion de fonds est, notamment depuis le coup d’Etat de 2009, devenue une pratique courante chez les forces de sécurité. C’est ce qui explique les milliards engrangés sans explication valable par des hommes en treillis qui font partie des principaux privilégiés du régime de la Haute Autorité de la Transition. Une Justice corrompue, ou dépendante des autorités politiques, une armée et une police corrompues, et un Bureau anti-corruption incapable d’agir de manière indépendante. Voila la réalité du pays depuis bien longtemps. En clair, rien à espérer. Il n’y a pas de rempart pour les veuves et les orphelins dans ce pays. Non. Devant cette cacophonie, l’Etat, qui doit être le garant de la protection des personnes et de leurs biens, n’est pas fiable non plus. Au contraire. Le régime actuel fait partie des régimes les plus corrompus de la planète. La Haute Autorité de Transition a été marquée, de manière indélébile, par les trafics de bois de rose et les exportations illicites des richesses minières du pays. Ce n’est pas sur l’Etat non plus que les Malgaches peuvent ainsi compter pour sortir de l’auberge. Il n’y a vraiment plus personne sur qui les nationaux peuvent compter. La situation actuelle est favorable, comme lors des précédentes crises politiques dans le pays, à l’émergence d’un nouveau « messie » qui saura mobiliser les forces politiques du pays. Le ras-le-bol est une réalité. Mais c’est la mobilisation des forces en présence, qui permettra de changer la donne, qui fait défaut. Il faudra attendre un nouveau « sauveteur » qui saura galvaniser la foule, pour espérer un nouveau changement.
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