14/12/2012
Les politiciens ont tout simplement sacrifié la population. Tant que la crise perdure, c’est le citoyen lambda qui va en souffrir. Le Centre de réflexion des économistes de Madagascar vient de publier une étude sur la situation économique de la Grande Ile après plus de trois ans de crise. Ces économistes parlent de quelque 100.000 personnes qui ont perdu leur travail depuis 2009. Ils grossissent le nombre de ceux qui étaient déjà chômeurs auparavant.
Bien avant le CREAM, la Banque Mondiale a déjà sorti des chiffres effarants. L’institution de Bretton Woods a fait savoir que 4 millions de Malgaches ont grossi les rangs des pauvres. Ce sont des entités « neutres » par rapport aux acteurs politiques de la crise qui ont publié ces études. Il est difficile de douter de leur crédibilité. Il est clair que la crise politique, qui a engendré une crise socio-économique dans le pays, est réellement dévastatrice. Est-ce que les hommes politiques ont pensé un seul instant à ces millions de victimes de la crise ? Pas du tout. S’ils y avaient pensé, ils auraient trouvé la solution depuis longtemps. Tous les acteurs politiques de la crise sont responsables de ce désastre. Mais, sans nul doute, ceux qui sont au pouvoir ont une responsabilité plus lourde. C’est eux qui prennent toutes les décisions importantes dans le pays, en effet. Et c’est eux qui doivent assumer tous les résultats, positifs et négatifs de leur gouvernance. Et tout le monde doit admettre que si le nombre des pauvres a augmenté au lieu de diminuer, et que si le nombre de ceux qui n’ont pas de travail sont beaucoup plus impressionnants qu’avant 2009, il y a avait beaucoup plus de points négatifs que positifs que l’Histoire retiendra de la gouvernance Rajoelina. Cet échec sera associé à Andry Rajoelina, qu’on le veuille ou non, car c’est lui qui a présidé le pays pendant que la majorité de la population a été sacrifiée. C’est lui qui était à la magistrature suprême alors que le pays n’est pas sorti de la crise au bout de quatre ans de pouvoir quasi despotique. Les inaugurations en série n’y changeront sans doute pas grand-chose. L’Histoire ne pourra jamais effacer ces échecs. Les études économiques effectuées par les spécialistes et par la Banque Mondiale ne pourront pas être effacées. Les documents en question seront toujours consultables, d’une façon ou d’une autre, par les générations futures. Lesquelles vont se contenter de retenir le nom du président de l’époque. Il s’appelait Andry Nirina Rajoelina.
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