10/01/2013
Il était impossible, finalement, de ne pas parler de politique hier, à Iavoloha. Pendant plusieurs minutes, ils parlaient, ils parlaient. Jusqu’à nous lasser, à la fin. Car, au final, ils racontaient tous des histoires. Des histoires à dormir debout. Tout ce qu’ils ont évoqué au palais, ils l’ont déjà raconté à diverses reprises, d’une manière ou d’une autre.
Quand le Premier ministre parle de liberté de presse et de réouverture des radios privées fermées par le régime Rajoelina, on veut bien le croire sur parole. Les principaux concernés ne doutent point sur sa sincérité. Mais ces souhaits exprimés ici et là n’ont jamais été suivis d’effet. Omer Beriziky a l’habitude de dire qu’il va évoquer la question avec le ministre de la Communication, un ministre qui ne jure que par Andry Rajoelina, un président qui ne désire guère la réouverture des stations de radio fermées sous sa gouvernance. Le Premier ministre n’a jamais eu le courage et le pouvoir de concrétiser ses promesses et ses souhaits. Il joue le rôle des figurants dans cette Transition sans fin. Toutes les grandes décisions sont prises à Ambohitsorohitra. Raison pour laquelle, Jean Omer Beriziky était plutôt cantonné à raconter des histoires. Pour sa part, Andry Rajoelina, lui aussi, ne pouvait que nous raconter des balivernes. Une nouvelle route qui relie Antananarivo à Ivato, c’est un projet qui date de la Première République. Marc Ravalomanana en a parlé, lui aussi, avant sa chute brutale en 2009. Mais quand le président a dit que les travaux démarreront en février, on a tout compris. Andry Rajoelina tient absolument à diriger la cérémonie de pose de première pierre. De même, il tient à inaugurer les hôpitaux « manara-penitra » encore en cours de construction, et le bâtiment rénové de la mairie de Toamasina etc. Les gens sensés ont compris. Il veut tout inaugurer, avant le 8 mars puisqu’avant cette date, le candidat Andry Rajoelina devra démissionner de la présidence de la Transition. Et ils racontent des histoires. Quant à Mamy Rakotoarivelo, le président du Congrès, il a parlé du retour au pays de Marc Ravalomanana depuis plusieurs années. La mouvance Ravalomanana, en réalité, n’a plus rien à faire au sein de cette Transition, mais la politique a ses logiques que la logique ne connaît pas. Outre le fait de se partager le gâteau, étant donné que certains militants en avaient assez d’être sur le trottoir, l’intégration de la mouvance Ravalomanana dans ce régime de Transition n’a servi à rien. Les articles 16, 17 et 20 de la Feuille de route, c’est des histoires à dormir debout aussi, quand on sait depuis longtemps que, de toutes manières, Andry Rajoelina n’en fera qu’à sa tête. Quant à Dolin Rasolosoa, le président du CST, on sait qui est son patron depuis la mairie d’Antananario en 2008, et sur la place du 13 mai en 2009. Des histoires sans fin.
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