18/01/2013
L’évolution de la situation dans le pays suscite des interrogations. Le retrait d’Andry Rajoelina et de Marc Ravalomanana des élections présidentielles est-il vraiment garant d’une solution durable de sortie de crise ? Personne n’a la réponse à cette question. Mais tout le monde y croit pour le moment. La communauté internationale, tout comme la majorité de la classe politique malgache, pense que l’exclusion des principaux protagonistes de la crise politique devrait apaiser la tension politique. Mais quand on évoque la probabilité des autres candidats potentiels à la magistrature suprême, on est en droit de se poser des questions.
La superstition des dirigeants Malgaches, depuis plusieurs siècles, est de notoriété publique. Mais c’est un sujet tabou. Personne ne veut en parler ouvertement. Mais quand la caste Kidimila de la région Sud-Est a osé crever l’abcès, tout le monde est aux aguets, dans le milieu des avertis. Il a été annoncé en effet que les élections n’auront lieu qu’en 2016 dans le pays. Très peu de gens ont prêté attention à cette « vision ». Mais quand on constate l’évolution de la situation, on peut s’inquiéter. Les dirigeants Malgaches, depuis Andrianampoinimerina, ont accordé une importance particulière à ce que les devins du Sud-est ont affirmé. Quand les acteurs politiques ne se sont jamais précipités pour trouver une solution à la crise depuis quatre ans, on a plutôt l’impression qu’ils ont été avertis de quelque chose sans jamais vouloir la dévoiler au grand public, profane. L’impossibilité de trouver une solution à la crise au bout de quatre ans de conflit est incompréhensible pour les Malgaches. Mais on peut imaginer que les acteurs avaient été informés d’une chose que tout le monde ne peut pas savoir. Peut-être que, depuis longtemps, ils y ont cru. A savoir que les élections n’auront lieu qu’en 2016. C’est la raison de leur tâtonnement et de leur tergiversation. La superstition. Rien d’autre ne peut expliquer cette durée de la crise. Avant d’accepter de se retirer de la course à la magistrature suprême, Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, avaient peut-être pris en compte, à l’insu de la majorité de la population, cette prédiction de la caste Kidimila. Tout ce que la population souhaite est que cette « estimation » reste au stade de la supposition. Rien d’autre. Car une crise qui a duré quatre ans, c’est déjà beaucoup. Beaucoup trop pour un pays classé parmi les plus pauvres de la planète. Attendre 2016 serait inimaginable. Mais ce n’est pas la majorité qui va en décider. Malheureusement.
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