30/01/2013
Les élections auront lieu tôt ou tard dans le pays. C’est l’unique voie pour sortir de la crise. Mais personne n’est en mesure de fixer la date des consultations électorales à venir. Des doutes persistent également sur l’identité et l’étiquette de ceux qui vont organiser les élections. On sait pertinemment qu’Andry Rajoelina, à défaut d’être candidat, soutiendra le candidat qu’il va désigner pour le remplacer. On sait aussi que l’actuelle Commission nationale électorale (in)dépendante est trop proche du président pour pouvoir garantir une véritable neutralité.
L’Union Africaine, elle-même, est consciente de ce danger. La résolution du Conseil de Paix et de Sécurité a ainsi spécifié : « Il convient de relever ici la non-application ou l’application partielle des dispositions de la Feuille de route relatives notamment au caractère neutre, inclusif et consensuel du processus de transition, aux mesures de confiance et de réconciliation nationale, d'octroi de l'amnistie et de retour inconditionnel au pays de tous les exilés politiques… » La question de la neutralité revient sur le tapis. Pour organiser une élection neutre, il faut des organisateurs neutres. C’est une évidence. En étant chef de parti qui soutient un candidat à la présidentielle, Andry Rajoelina ne peut jamais être neutre. De même, tous les membres du gouvernement actuel sont issus des entités politiques signataires de la Feuille de route de sortie de crise. Ils auront leur candidat. La moindre des choses c’est, pourtant, de confier l’organisation des élections à un gouvernement provisoire véritablement neutre. On ne peut pas confier un scrutin que l’on souhaite « crédible », « accepté par tous » et « neutre » à une entité qui ne l’est pas. C’est donc l’hypocrisie qui prévaut actuellement. Que ce soit du côté de la Communauté internationale que dans les rangs des experts électoraux et des observateurs nationaux. L’élection organisée par l’actuel régime de transition et l’actuelle CENIT ne pourra jamais être « neutre » et « crédible ». Mais tout le monde feint d’ignorer cette vérité d’évidence. Que dira la Communauté internationale au lendemain d’une élection contestée à Madagascar ? Va-t-elle faire le forcing pour reconnaître une élection qui sera obligatoirement controversée ? Le pays s’engagera alors dans une nouvelle impasse. Et ce ne sera pas la meilleure idée pour mettre un terme à la crise actuelle. En raison de la Feuille de route qu’elle a cautionnée, la Communauté internationale a peur de reconnaître que le président de la Transition et le gouvernement doivent céder la place à un gouvernement provisoire neutre pour organiser les élections. Mais on continue pourtant d’évoquer la notion de neutralité.
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