08/02/2013
La réaction est de plus en plus vive. Plus le régime de Transition insiste à évoquer le massacre du 7 février, plus ses adversaires sont poussés à lui rappeler le scandale du 26 janvier 2009. Sur les ondes des radios privées, des gens qui ont eu l’opportunité de s’exprimer sur le sujet, ont tous tenu à rappeler que les événements du 26 janvier ont occasionné beaucoup plus de morts. Et des dégâts encore plus importants.
« Le studio de la TVM a été l’un des meilleurs dans la région Océan Indien, mais quatre ans après sa destruction il n’a pas été encore réhabilité », avait rappelé un auditeur. Finalement, la campagne de communication sur la commémoration de la tuerie du 7 février n’aura apporté qu’exaspération de la part des adversaires du régime. Cela a juste servi à convaincre ceux qui étaient déjà convaincus par la même cause depuis quatre ans. A savoir que c’est l’ancien président qui a fait tirer sur la foule etc. Ceux qui sont convaincus du contraire ne changeront jamais d’opinion. Ils sont persuadés que, premièrement, la responsabilité est partagée entre ceux qui ont gardé le palais et ceux qui ont choisi de s’y rendre. Ils sont également convaincus que de toutes manières, les tirs mortels ne provenaient pas uniquement du palais. Ils se basent sur les témoignages du colonel Charles Andrianasoavina et sur le rapport du général Raoelina pour défendre cette thèse, sans oublier les photos qui présentent les impacts de balles sur le portail du palais d’Ambohitsorohitra. Il est impossible de convaincre tout le monde sur la culpabilité des dirigeants de l’époque sur la tuerie du 7 février. La communication engagée par la HAT sur le 7 février n’a fait que renforcer la conviction de ses adversaires sur la plus grande responsabilité du régime de Transition en général et d’Andry Rajoelina en particulier sur l’affaire du 26 janvier. En effet, le régime n’a jamais soulevé cette épineuse question. Pourtant, le lundi 26 janvier 2009, c’est Andry Rajoelina qui a réuni ses partisans à Analakely. C’est lui qui a dirigé la foule vers Anosy. C’est encore lui qui a autorisé ses partisans à se rendre à Anosipatrana. Tout le monde connaît la suite. Les pillages et les émeutes ont fait une centaine de morts et des milliards de dégâts matériels. Mais pourquoi le régime de Transition a choisi de se taire sur cette affaire ? Et pourquoi aucune procédure judiciaire n’a été entamée jusqu’à présent ?
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