15/02/2013
Les forces de sécurité malgaches sont devenues progressivement la cible du phénomène d’insécurité dans le pays. Avant-hier, ce fut un médecin colonel qui tombait sous les balles des malfaiteurs. Sidérant. Ce n’est pas la première fois que cela arrive. En l’espace de deux semaines, trois membres des forces de sécurité ont été attaqués par des bandits armés. Ce phénomène devient de plus en plus inquiétant. Le rôle de l’armée, de la gendarmerie et de la police dans la lutte contre les attaques armées doit être défini clairement.
L’impuissance des forces de sécurité pour juguler les actes de banditisme suscite des polémiques, à différents niveaux. On se rappelle aussi que des gendarmes et des militaires ont été tombés lors d’affrontement avec des groupuscules armés dans le pays. Pourtant, des sources sûres indiquent par ailleurs que de nombreux « bandits » armés dans le pays sont, souvent, eux-mêmes, issus des rangs des hommes en treillis. Ce sont ainsi des armes de guerre, censées n’appartenir qu’aux membres de l’armée ou des forces de l’ordre, que les malfrats utilisent souvent. En vérité, les forces de sécurité, devenues bon gré ou malgré elles, des forces d’insécurité, jouent à la fois le rôle du bourreau et celui de la victime dans ce phénomène. Les assaillants sont souvent issus de leur rang. C’est une certitude. Mais, quelquefois, ce sont des militaires, des gendarmes ou des policiers qui sont la cible des attaques. C’est, somme toute, logique. On sait en effet que depuis le coup d’Etat de 2009, certains membres des forces armées ont eu diverses occasions de devenir très riches. Ce n’est plus un secret pour personne. Quand ils deviennent riches, ils sont automatiquement devenus la cible des bandits. On peut relever que depuis les derniers temps, les groupuscules armés et les malfrats en tout genre ne craignent plus tellement d’affronter des membres des forces de sécurité. L’aveu d’impuissance n’est pas une solution, face à ce phénomène. Les militaires, les gendarmes et les policiers qui sont tombés sous les balles des bandits n’ont fait que leur travail. Mais c’est l’Etat qui doit se pencher de manière plus sérieuse sur la question, au lieu de se murer dans un silence complice. Les victimes de l’insécurité ont été déjà trop nombreuses. C’est le devoir d’un Etat de garantir la sécurité à tous les citoyens, qu’ils soient civils ou militaires. S’il est incapable d’assurer cette sécurité, le premier réflexe des détenteurs du pouvoir politique devrait être la démission.
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