20/02/2013
La révolution « orange » malgache, en 2009, a été une révolution complètement ratée. Elle s’avérait finalement inutile. Ses conséquences sont plus dramatiques que prévues. Cela n’a servi à rien de verser autant de sang, pour des résultats aussi dérisoires pour l’ensemble du pays. Comme de nombreux pays africains, la Grande Ile vit difficilement sa gueule de bois révolutionnaire.
En Tunisie, la population se plaint toujours. Il n’y a pas suffisamment d’emplois créés et la croissance économique n’est pas au rendez-vous. Les gens s’attendaient pourtant, après la chute de Ben Ali, à des conditions de vie meilleure. En Lybie aussi, la déception ne s’est pas fait attendre. A Benghazi, le berceau de la révolution contre Mouammar Kadhafi, rien n’a véritablement changé malgré les sacrifices. C’est tout simplement parce que la gestion d’une après-révolution nécessite beaucoup plus de tact et de rigueur. Si à Madagascar, rien n’a changé en bien depuis 2009, c’est que les dirigeants n’ont pas su capitaliser « le changement » acquis à la suite de leur prise de pouvoir. Ce qui n’est pas étonnant en fin de compte. L’échec de l’équipe d’Andry Rajoelina était prévisible. Tout le monde savait que le coup d’Etat de 2009 allait mettre un terme au financement des bailleurs de fond. Tout le monde savait que la Grande Ile sera mise au ban des nations. Et que tout cela ne fera que renforcer les difficultés que le pays a connues depuis plusieurs décennies. Nous voilà, quatre ans après cette pseudo-révolution, dans une situation pire qu’avant. Le taux de pauvreté est passé de 68% à plus de 80%. Cela équivaut à plus de 4 millions de nouveaux pauvres. Des centaines de milliers d’enfants ne fréquentent plus les écoles. Et le nombre de chômeurs continue de grimper. Les communes rurales touchent de plus en plus difficilement les subventions de l’Etat central. Faute d’argent, les routes nationales et les rues des villes ne sont plus du tout entretenues. Aucune amélioration n’a été apportée par le changement de pouvoir à Madagascar en 2009. C’est une certitude. Il est plus opportun, ainsi, de parler de coup d’Etat que de révolution. Ce genre de situation ne peut que déboucher sur une nouvelle révolution. La vraie peut-être, même si cela nécessite du temps. Les dirigeants actuels doivent en être conscients. Plus ils tardent à concrétiser le véritable changement promis, plus ils risquent le courroux populaire. Mais au bout de quatre ans d’inefficacité, peut-on encore espérer quelque chose ?
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