22/02/2013
L’ancien président de la troisième République, Albert Zafy, a été empêché en 1996, notamment pour ne pas avoir tenu régulièrement les réunions du Conseil des ministres. Ne pas diriger les Conseils des ministres est une faute « grave » quand on est président, et, surtout, quand on n’est pas absent du territoire national. Andry Rajoelina n’a pas dirigé de Conseil des ministres mercredi dernier.
Pourquoi cette légèreté alors que c’est une faute qui a valu un empêchement définitif à un autre président auparavant. Albert Zafy était pourtant un président élu. Il a été élu au terme d’élection qui n’a pas été contestée. Mais il a été empêché définitivement. Le début de la Troisième République, c’était l’école de la démocratie à Madagascar. Les opposants étaient libres de manifester. Ce fut la naissance de la presse audiovisuelle indépendante. Albert Zafy n’a jamais eu à se chamailler avec la Radio Tsioka Vao qui était la radio de l’opposition à l’époque. La radio de l’amiral Ratsiraka a continué d’émettre durant toute la présidence d’Albert Zafy. Mais cette ouverture d’esprit n’a pas suffi pour le maintenir au pouvoir. Au contraire, c’est cette école de la liberté et de la démocratie qui lui a été fatale. Le parlement a voté sans aucune difficulté la motion d’empêchement du président. La Haute Cour Constitutionnelle l’avait entérinée sans souci. En 2009, c’est également la Cour Constitutionnelle qui a validé le transfert de pouvoir entre le Directoire militaire et Andry Rajoelina. C’est elle aussi qui devra maintenant trouver les moyens d’invalider le pouvoir actuel du président de la Transition. Et ce n’est pas les motifs pour justifier cette invalidation qui manquent. Mais plutôt la volonté. Personne n’avait besoin de descendre dans la rue quand Albert Zafy a été empêché. Mais quand il n’y a pas de moyens juridiques de renverser un dirigeant, c’est la révolution qui va s’en occuper. Avec les conséquences que cela suppose. Pourquoi ne pas économiser le temps, l’énergie, et des vies humaines ? La Feuille de route ne permet pas de recourir à l’empêchement du président de la Transition, mais ce n’est pas les arguments juridiques pour y parvenir qui manquent. Le début de la Troisième République a été l’école de la démocratie. Le début - raté - de la quatrième République a été l���école de la dictature. Les radios de l’opposition sont fermées sans ménagement. Les opposants gênants sont menacés. Et les manifestations de rues non-autorisées. Tôt ou tard, les dirigeants actuels seront également empêchés. Définitivement.
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